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ACTUALITES
DU MINISTERE
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SIGNATURE DE L’ACCORD DE RESTRUCTURATION |
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DISCOURS
DU MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES
ET DU BUDGET
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Messieurs
les Membres du Gouvernement et Chers Collègues, Mesdames, Messieurs, Permettez-moi au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et en mon nom personnel, de vous remercier d’avoir bien voulu accepter de vous joindre à nous pour cette cérémonie de signature de l’accord de restructuration de la dette privée du Congo avec le Club de Londres. L’évènement de ce jour présente un caractère exceptionnel. En effet, il est rare que le Club de Londres accepte de procéder à la signature d’un accord de restructuration de dette dans le pays débiteur. Le Congo peut donc s’en réjouir. Mesdames et Messieurs, L’accord que le Gouvernement de la République du Congo est heureux de conclure ce jour est l’aboutissement des efforts qu’il a entrepris pour assainir la situation économique et financière du pays, laquelle a été fortement compromise par les troubles sociopolitiques que nous avons connus. Ces efforts ont concerné d’abord la reconstruction des infrastructures économiques et sociales ainsi que la restauration du fonctionnement régulier de l’Etat et des institutions démocratiques. Ils ont ensuite porté sur la négociation des accords avec la communauté financière internationale pour nous accompagner dans le processus de restructuration de notre économie. Mesdames et Messieurs, Comme vous le savez, la République du Congo a signé en décembre 2004, un accord de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance FRPC. La mise en œuvre réussie de ce programme a permis au Congo d’accéder en mars 2006 au Point de Décision de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés. Ce qui nous a donné droit aux allègements de dette prévus par cette Initiative. Le
programme FRPC prévoyait aussi de négocier et de
conclure avec les banques privées réunies dans le cadre
du Club de Londres. Dans ce contexte, les considérations qui
ont guidé le Gouvernement lors des discussions du présent
accord visaient à : ? régler de façon durable le problème de l’endettement extérieur du Congo en rendant le service de la dette compatible avec les capacités financières du pays et ses besoins en matière d’investissement, de dépenses sociales et de réduction de la pauvreté ; ? maintenir l’obligation de comparabilité de traitement entre créanciers telle qu’exigée par le Club de Paris avec lequel nous avons précédemment conclu. Mesdames et Messieurs, Les grandes lignes de l’accord de restructuration de dette avec le Club de Londres se présentent comme suit : * Stock de dette au 30 juin 2006 avant annulation : environ mille cent quatre vingt dix sept milliards de F CFA ; * Annulation : neuf cent vingt sept milliards de F CFA soit un taux d’annulation de l’ordre de 80% ; * Stock de dette après annulation : environ deux cent soixante huit milliards de F CFA ; * Rééchelonnement du montant après annulation sur 22 ans dont 5 ans de différé au taux d’intérêt de 2,5 % l’an à 4% l’an pour les dix premières années et 6 % après la dixième année ; * Paiement d’un premier amortissement de 5 % le jour de la mise en place. Par ailleurs, en vertu du principe de comparabilité de traitement auquel je viens de faire allusion, le Gouvernement est sur le point de mettre en route des négociations similaires avec les créanciers fournisseurs non assurés. Messieurs
les Membres du Gouvernement et Chers Collègues, L’accord avec le Club de Londres offre aux deux parties la possibilité d’œuvrer ensemble à la réalisation d’une solution satisfaisante au difficile problème de l’endettement extérieur privé de la République du Congo. Je saisis cette occasion pour exprimer à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux et bilatéraux qui nous ont soutenus, toute la reconnaissance de la République. La République remercie également les membres du Comité de Coordination du Club de Londres et son Président Monsieur Thierry DESJARDINS, pour leur compréhension et leur appréciation des efforts que le Gouvernement a entrepris dans le rétablissement des équilibres macroéconomiques et financiers. Pour terminer, je voudrais une fois encore rassurer tous les partenaires de la République du Congo que les fonds dégagés grâce à ces annulations dits fonds PPTE seront utilisés selon les prescriptions du programme FRPC, c’est-à-dire en consultation avec les partenaires au développement. Ainsi, le Congo se donne une fois de plus des moyens pour lutter contre la pauvreté. Je vous remercie. Brazzaville, le 15 novembre 2007 |