ACTUALITES DU MINISTERE

DOSSIER FMI/CONGO

MOT DU MINISTRE DE L’ECONOMIE,
DES FINANCES ET DU BUDGET,
MONSIEUR RIGOBERT ROGER ANDELY


« Réussir la signature et la bonne exécution d’un programme avec le FMI dépend davantage du politique que du technique. En effet, seule une volonté politique ferme permet de surmonter les contraintes et les duretés des prescriptions des Institutions de Bretton Woods. Cette volonté politique permet également de contenir et de maîtriser les inerties internes généralement opposées à des changements économiques et financiers, pourtant nécessaires pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Dans le cas du Congo, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO a opté, à travers le programme de la Nouvelle Espérance, pour la normalisation des relations avec la communauté des créanciers internes et externes, en vue d’annuler la dette et de mobiliser les ressources nouvelles qui seront désormais toutes concessionnelles, afin de tourner définitivement le dos à l’endettement cher et explosif qui caractérise notre pays actuellement. L’objectif de cette démarche est d’accroître les investissements et de renforcer la croissance économique afin de mieux lutter contre la pauvreté et d’assurer le bien-être des congolais. Au moment où le Conseil du FMI vient de reconnaître les efforts de notre pays en approuvant l’accord au titre de la FRPC pour un montant de 54,99 millions de DTS, soit 43,5 milliards de FCFA, il y a lieu de remercier et de féliciter le Chef de l’Etat pour le choix courageux qu’il a fait, pour la volonté politique qu’il n’a cessé d’afficher même aux heures sombres des négociations avec les Institutions de Bretton Woods et pour son engagement personnel qui ont permis de surmonter bien d’obstacles.

Comme je le souligne souvent, l’ajustement financier n’est pas une fin en soi. Il n’est qu’un passage obligé pour aboutir à l’objectif ultime que vise le Président de la République, à savoir le développement économique du pays et le bien-être des congolais.

Enfin, la signature d’un Accord avec le FMI n’est qu’un début d’une autre aventure, après celle des programmes de référence qui ont couvert les années 2003 et 2004. Il y a donc lieu de ne pas dormir sur nos lauriers. Cependant, avec le présent Accord, le Congo n’est plus seul et aura désormais à ses côtés la Communauté financière internationale, avec laquelle les relations s’étaient considérablement détériorées, voire rompues, au cours des 15 dernières années. Ceci est donc une raison d’espérer, de persévérer et d’aller de l’avant avec le Président de la République, pour atteindre les objectifs du processus PPTE, à savoir : le Point de Décision prévu pour juin 2005 et le Point d’Achèvement qui pourrait intervenir, au mieux, un an après. C’est vrai, atteindre ces objectifs sera difficile. Mais, serrons les dents, oublions le court terme et ses désagréments passagers, investissons plutôt dans le long terme, de manière à ouvrir des perspectives meilleures pour les générations futures des congolais.»

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