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Le
Président de la République, Chef de l'Etat, Chef
du Gouvernement, a présidé, ce jour 15 novembre 2004,
au Palais du Peuple, une réunion du Conseil des Ministres
consacrée essentiellement à l'examen du projet
de Budget de l'Etat exercice-2005 introduit par le
Ministre de l'Economie, des Finances et du Budget. Le Conseil des
Ministres a également
examiné et adopté un projet de loi portant
règlement
définitif
du Budget de l'Etat exercice-2001 et un projet de décret
relatif à la régularisation du règlement définitif
du Budget de l'Etat de tous les exercices allant de 1992 à 1999.
Le
Conseil des Ministres a procédé à des
nominations:
1.
S'agissant du Budget de l'Etat, exercice-2005, il convient de
souligner qu'il a été conçu et élaboré dans
un contexte international où les principales projections
pour l'année à venir font ressortir la probabilité d'un
léger ralentissement de l'économie mondiale, avec
un taux de croissance de 4,3% contre 5% en 2004. Tandis que, au
contraire, les économies africaines présentent dans
leur ensemble des perspectives plutôt encourageantes.
Quant
au contexte national, il est marqué par:
-
l'instauration effective de la démocratie, avec l'installation
des Institutions et organes constitutionnels, la consolidation
de la paix et de la sécurité, facteurs essentiels
ayant permis la relance des activités économiques
sur Pensemble du territoire national;
-
l'exécution et la poursuite du programme des grands
travaux, cheval de bataille du Chef de l'Etat, qui visent à changer
en profondeur la vie des populations, dans tous les Départements
du pays, notamment par un approvisionnement régulier en
eau, en électricité, en télécommunications
et en soins de santé primaires pour tous;
-
un contexte national caractérisé par la municipalisation
accélérée du pays intérieur, mais aussi
par la relance du secteur agricole notamment à travers la
mise en œuvre du programme décennal de développement
agropastoral et halieutique 2004-2013 ;
-
enfïn, un contexte globalement marqué par l'évolution
satisfaisante des négociations avec le FMI et la Banque
Mondiale, en vue d'un Accord devant aboutir, à terme, à une
réduction substantielle de la dette publique congolaise.
Sur
cette base, les projections macro-économiques de notre
pays pour l'exercice-200S se fondent sur un taux de
croissance économique
de 9,1%, contre 4% en 2004, sur la réalisation
d'un excédent
primaire du budget de 13,2% du Produit intérieur
brut, sur
l'augmentation de 23,3%, des dépenses d'investissement et
surtout sur le relèvement,
du simple au double entre 2004 et 2005, des dépenses
pro-pauvres, c'est à dire des dépenses qui concourent
directement à la
lutte contre la pauvreté. Ces dépenses bénéficient
d'une enveloppe de 148.549.000.000 de F CFA, tant en fonctionnement
qu'en investissement.
La
nécessité de promouvoir le bien-être des
populations et l'exigence d'assurer le fonctionnement régulier
de l'Administration commandent que les dépenses de l'exercice-200S
soient effectuées en tenant compte des priorités
et des orientations contenues dans la Nouvelle Espérance et reprises dans le Document
Sur la Réduction de la Pauvreté.
A
cette fin, un accent particulier sera tnis sur les dépenses
relatives: - à l'éducation de base;
- à la santé de base;
- à la protection sociale;
- à l'approvisionnement en eau potable;
- à l'électrification urbaine et rurale;
- à l'assainissement;
- à l'environnement;
- aux infrastructures économiques et sociales;
- aux travaux à forte intensité de main d'œuvre;
- à l'appui à la production et à la commercialisation
dans l'agriculture et l'élevage;
- à la paix et à la sécurité;
- enfin, aux PME/PMI
Le
Budget exercice-2005 - qui intègre assez largement les
prescriptions du FMI et de la Banque Mondiale - innove
par un certains nombre de mesures destinées à renflouer
les caisses de l'Etat, parmi lesquelles le rétablissement
de la TVA sur la farine importée,
sans augmentation quelconque du prix du pain, le rétablissement
du Tarif Extérieur
Commun (TEC) sur le ciment importé et l'instauration d'un
Prélèvement de solidarité sociale de
15% sur les émoluments et indemnités supplémentaires
dits « fonctionnels ».
Ainsi,
le Budget général de l'Etat exercice-2005
est arrêté en recettes et en dépenses à la
somme de Neuf Cent Dix Milliards Sept Cent Huit Millions (910.708.000.000)
de Francs CFA.
710.350.000.000 de F CFA seront consacrés au Fonctionnement
tandis que 200.400.000.000 de
F CFA iront à l'Investissement.
Ce
Budget est en augmentation de 3,08% par rapport à l'exercice-2004
qui, lui, était de Huit Cent Quatre Vingt Trois Milliards
Quatre Cent Quatre Vingt Cinq Millions (883.485.000.000) de Francs
CFA;
Le
Budget exercice-2005 dégage une impasse. Mais celle-ci
n'est plus que de Cinquante Huit Milliards Huit Cent Cinquante
Huit (58.858.000.000) de Francs CFA, contre deux cent quatre vingt
quatre milliards six cent quatre vingt huit millions (284.688.000.000)
de Francs CFA en 2004, soit une réduction de 79,33%.
Le
Budget exercice-2005 a pour repères essentiels: le
respect de l'orthodoxie financière, la discipline budgétaire,
les principes de rigueur et le contrôle permanent de l'exécution
des projets budgétisés. La stricte observation de
ces règles est posée par le FMI et la Banque
Mondiale comme l'une des conditionnalités de la poursuite des négociations
en cours et dont notre pays attend l'heureux aboutissement.
Après
un débat réaliste et fructueux, le
Conseil des Ministres a adopté le projet de Budget exercice-2005. Une
fois encore, Son Excellence Monsieur le Président
de la République a instruit les membres du Gouvernement
de donner, en toute circonstance, la priorité à la
mise en œuvre des actions touchant directement aux besoins
vitaux et immédiats des populations.
2.
Enfin, le Conseil des Ministres a procédé à quelques
nominations:
-
Médiation de la République:
Sur
décret du Président de la République
et conformément aux dispositions constitutionnelles, le
mandat de Monsieur Hilaire MOUNTHAULT, Médiateur de la République,
arrivé à son terme le 2 août 2004, est renouvelé pour
une période de trois ans.
-
Ministère de l'Economie, des Finances et du Budget:
Sur
décret du Président de la République et
conformément aux dispositions portant organisation du pouvoir
judiciaire des magistrats, sont nommés Conseillers à la
Cour des Comptes: Messieurs:
Benjamin ABIALO
Emmanuel
KAMBA
Emmanuel
OKOUELE
Martin
LEBAMI
Mathias
ALLINGABEKA
Jean-Claude
NGANGA Commencé à lOh, le Conseil des Ministres de ce mercredi
15 novembre a pris fin à 12h30.
Fait à Brazzaville,
le 15 novembre 2004
Le
Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, assurant l'intérim
du ministre de la Communication, chargé des Rélations avec le Parlement,
porte-parole du Gouvernement
Jean-Claude
GAKOSSO |