ACTUALITES DU MINISTERE

COMMUNIQUE RELATIVE A LA CONCLUSION PAR LE CONSEIL
D'ADMINISTRATION DU FMI DE LA PREMIERE REVUE DU
PROGRAMME AU TITRE DE LA FACILITE POUR LA REDUCTION DE LA
PAUVRETE ET POUR LA CROISSANCE (FRPC
)

Au cours de sa séance du lundi 1 er août 2005, le conseil d'administration du Fonds Monétaire International a examiné et approuvé la première revue du programme appuyé par la FRPC. Le Congo a en effet respecté tous les critères quantitatifs et structurels du programme, même si pour ces derniers, deux ont été complétés avec retard.

Cette approbation est une étape déterminante pour l'accession du pays au point de décision de l'Initiative PPTE. Elle ouvre la voie aux travaux techniques sur la réconciliation des chiffres de la dette extérieure en vue de :

- la présentation du dossier sur la viabilité de la dette extérieure du Congo et ;

- de la détermination du niveau réel d'allègement de la dette au profit de notre pays;

A partir de ces travaux sur la dette et de la bonne réalisation du programme à fin septembre 2005, le conseil d'administration du FMI prononcera le bénéfice du point de décision. Dans les perspectives actuelles, cette décision pounait intervenir avant la fin de cette année.

Lors des travaux relatifs à la conclusion de la première revue du programme, le conseil d'administration du FMI a salué les efforts importants fournis par le gouvernement et le peuple congolais pour l'amélioration de la gestion budgétaire et l'adoption ùes mesures sans précédent en Afrique subsaharienne, sur la transparence des données et des revenus pétroliers. Le conseil a notamment salué la bonne performance de la croissance dans le secteur non pétrolier qui doit constituer le moteur de la croissance de l'économie congolaise. Il a également félicité les autorités pour l'augmentation des recettes non pétrolières qui représentent les ressources pérennes de l'Etat en vue de financer l'économie nationale.

Dans le cadre du renforcement de la croissance économique en vue de générer les ressources nécessaires pour combattre la pauvreté, le conseil d'administration du FMI a conseillé au gouvernement:

- de profiter de la nette embellie des prix du pétrole pour financer les réformes structurelles dans les principaux secteurs de l'économie nationale, le paiement des arriérés intérieurs et extérieurs, ainsi que le renforcem~nt de la position extérieure en devises.

- d'éviter la tentation des dépenses procycliques. c'est-à-dire d'augmenter le niveau des dépenses courantes de l'Etat en fonction de l'amélioration conjoncturelle des revenus pétroliers.

- de poursuivre le renforcement de la mobilisation des recettes fiscales intérieures par l'amélioration du rendement des administrations fiscales, la limitation des exonérations discrétionnaires et la centralisation des recettes ùe l'Etat au trésor public.

- de renforcer les performances de commercialisation du brut congolais par la SNPC et instituer, à l'instar du secteur pétrolier, une transparence similaire dans le secteur forestier.

- d'augmenter les allocations budgétaires en faveur des secteurs sociaux de l'éducation e de la santé afin d'élever les indicateurs sociaux du pays, tout en renforçant le contrôle sur la qualité des réalisations dans ces secteurs.

Le conseil a également consacré une large part de ses débats à la restructuration du secteur bancaire en relevant la nécessité d'appliquer strictement l'accord de place récemment signé par les banques contre les créanciers indélicats.

Enfin, le conseil d'administration du FMI a invité les autorités à adopter et à exécuter rapidement le plan d'apurement des arriérés intérieurs. Il a également demandé l'accélération les travaux d'adoption du DSRP final et de réconciliation des données de la dette extérieure ainsi que l'aboutissement des négociations avec tous les créanciers y compris les créanciers commerciaux et litigieux.

La conclusion de la première revue qui vient d'être prononcée, donne lieu au tirage par le Congo d'une deuxième tranche de crédit sur les ressources du FMI pour un montant de 7,9 millions de DTS, soit environ () milliards de FCFA. Ces ressources qui seront bloquées à la banque centrale, serviront essentiellement à renforcer la position extérieure du pays en vue de faciliter le règlement des opérations d'importations.

© 2004 -2005 Ministère de l'Economie, des Finances et du Budget - Tous droits réservés - Dernière mise à jour le lundi 19 Juillet 2005