ACTUALITES
DU MINISTERE
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SEMINAIRE
PARTICIPATIF DU GROUPE DE LA BANQUE AFRICAINE Une mission du Groupe de la Banque africaine de développement conduite par M. J.M. Gharbi, Directeur des Opérations, Région centre, et composée M. M. Coulibaly, Représentant résident de la BAD en RCD couvrant le Congo Brazzaville et M. P. Yembiline, Economiste pays en charge du Congo a séjourné à Brazzaville du 17 au 19 mars 2008, en vue de procéder à la restitution du Document de stratégie pays axée sur les résultats (DSP-AR) pour le Congo. La mission a été reçue par S.E. M. P. Moussa, Ministre d'Etat, ministre du plan et de l'aménagement du territoire et S.E. M. P. Issoibeka, Ministre de l'économie, des finances et du budget. Elle a tenu une séance de travail fructueuse avec les Commissions Economies et finances du Sénat et de l'Assemblée nationale. Un atelier de restitution des résultats de la stratégie du DSPAR 2008-20012 a organisé par les autorités congolaises le 19 mars 2008 dans la salle de Conférence de la mairie de Brazzaville. La séance d'ouverture de l'atelier a été présidée par son excellence Monsieur Pacifique Issoibeka, Ministre de l'économie, des finances et du budget, Gouverneur de la BAD. Au terme des travaux auxquels ont pris part les hauts fonctionnaires congolais, les membres de la société civile, les représentants du secteur privé et les partenaires au développement du Congo, les participants ont passé en revue les deux piliers du DSPAR pour la période 2008-2012 à savoir: (i) développer les infrastructures pour soutenir la croissance et améliorer le cadre de vie ; et (ii) promouvoir la stabilité du cadre macroéconomique et la croissance. Le premier pilier vise à accroitre la proportion de la population ayant un accès durable aux infrastructures de base dans les domaines de l'eau potable et assainissement ainsi que l'électricité. Au titre du second pilier, l'assistance de la BAD mettra l'accent sur le renforcement des capacités pour une allocation efficace des ressources en faveur des secteurs prioritaires et à appuyer les reformes nécessaires à l'amélioration de la transparence des marchés publics et du climat des affaires pour stimuler les investissements privés tant nationaux qu'internationaux. Les discussions ont permis aux participants de se pencher en particulier sur: (i) la justesse et l'actualité des informations factuelles contenues dans le document; (ii) la pertinence des piliers et des domaines de concentration de la Banque; (iii) la pertinence des indicateurs de résultats et du dispositif de mise en œuvre et de suivi de la stratégie; et, (iv) les recommandations en vue d'assurer l'exécution efficace des éléments de la stratégie y compris le maintien d'un dialogue permanent avec les différentes parties prenantes. Il y a lieu de rappeler à cet effet que le DSP-AR inaugure une nouvelle approche de l'aide au développement qui se veut efficace. En effet, les Institutions de financement du développement qu'elles soient multilatérales ou bilatérales se préoccupent de plus en plus de l'impact de leurs opérations sur le développement économique et social des pays où elles interviennent. Cette préoccupation est aussi partagée par les pays bénéficiaires de l'aide. Mais pour que cet impact sur le développement s'améliore, il importe que, d'un commun accord, toutes les parties prenantes, à savoir bailleurs de fonds et pays bénéficiaires privilégient les résultats. La première caractéristique du DSPAR est qu'il constitue un outil de planification et de gestion qui définit les liens entre les objectifs stratégiques de développement tels que définis dans le DSRP et les réalisations qui sont directement induites par la mise en œuvre des programmes de la Banque dans les pays membres. La deuxième caractéristique est qu'il implique un système de suivi et d'évaluation qui s'efforcera de limiter la multiplicité des systèmes utilisés par les différents bailleurs de fonds. Ce système de suivi qui sera basé sur les mécanismes de suivi et d'évaluation qui sera mis en place dans le cadre du DSRP du Congo en cours de finalisation. Grâce à une collecte continue d'informations statistiques par le CNSEE, le STP et les départements sectoriels selon des indicateurs choisis, le suivi devrait permettre de mesurer les progrès accomplis, les objectifs atteints et l'utilisation qui est faite des fonds alloués par la Banque. La troisième caractéristique est que le DSP AR devra se prêter à une auto-évaluation systématique, notamment par le biais d'une revue à mi¬parcours de son exécution prévu pour l'année 2010 et d'un rapport d'achèvement qui fera le bilan en fin de parcours en 2012. Avec cette approche du DSP axé sur les résultats, la présence de la Banque africaine de développement sur le terrain est plus que jamais indispensable. D'où une nouvelle politique de décentralisation de la Banque africaine de développement, dans le cadre de laquelle un bureau régional couvrant le Congo Brazzaville a été ouvert en RDC. |