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DU MINISTERE |
A l’invitation de S.EM. EL Hadj Omar Bongo ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC, les Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays de la CEMAC et de Sao Tomé et Principe, ci-après, ainsi que leurs Représentants ont rencontré à Libreville les 3 et 4 août 2004, le Directeur Général du Fonds Monétaire International à l’occasion d’un sommet extraordinaire de la CEMAC auquel le Chef d’Etat de Sao Tomé et Principe a été associé : Ont pris part à ces assises : S.E.M.
Théodoro Obiang NGUEMA MBASOGO S.E.M.
Denis SASSOU-NGUESSO S.E.M.
Fradique de MENEZES S.E.M.
François BOZIZE S.E.M.
Peter MUSONGO S.E.M.
Ahmad Awad SAKINE Au cours de son séjour, le Directeur Général du FMI, Monsieur RODRIGO de RATO, a assisté à un symposium auquel ont pris part les Ministres de l’économie, des finances des différents pays de la CEMAC et de Sao Tomé et Principe, les Gouvernements de la BEAC et de la Banque Centrale de Sao Tomé et Principe, le Secrétaire Exécutif de la CEMAC, le Président de la BDEAC, le Secrétaire Général de la COBAC, des représentants de la société civile, des syndicats, des ONG, des universitaires et de l’association professionnelle des banques et établissements financiers de la CEMAC. Lors de rencontres bilatérales, les différentes délégations ont pu échanger avec le Directeur Général du FMI, Monsieur RODRIGO de RATO, sur quelques questions d’importance afin d’approfondir la réflexion en vue d’améliorer l’efficacité des interventions du FMI dans les pays de la sous région. Sous ce rapport : • Une meilleure prise en compte des contraintes de développement des pays de la CEMAC, et surtout des diversités et des particularismes propres à chaque pays pour l’adaptabilité des interventions du FMI, notamment en matière de lutte contre la pauvreté, de gestion durable des ressources naturelles, de renforcement des capacités et de diversification des économies. Dans ce cadre, une appropriation des programmes s’impose. • La conception et l’exécution des programmes avec des conditionnalités plus souples et des instruments de financement mieux adaptés à la situation particulière des pays sortant de conflit pour lesquels il faut accroître l’assistance technique. • Une attention particulière au traitement de la dette des pays à revenu intermédiaire dont certains présentent les mêmes caractéristiques que les pays dits PPTE, notamment en ce qui concerne le faible niveau des indicateurs sociaux et un service de la dette qui freine les efforts de développement. • Le développement d’une nouvelle approche qui prendrait en compte la soutenabilité budgétaire de nos pays dans le but de garantir un niveau d’endettement en adéquation avec les possibilités de remboursement de la dette. • La connaissance des efforts entrepris au cours de ces dernières années par la plupart des pays de la CEMAC pour accroître la transparence dans la gestion de leurs ressources publiques et particulièrement des ressources pétrolières. Ces efforts ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur sans doute par faute de communication de la part des pays de la sous-région, mais aussi par une insuffisante prise en compte de la part du FMI et de la communauté internationale. Dans ce sens, les Chefs d’Etat et Chefs de délégation ont accueilli favorablement l’Initiative de Transparence dans les Industries Extractives (EITI) à laquelle deux pays ont déjà adhéré, et l’élaboration d’un code de conduite dans ce secteur proposé par le Directeur Général du FMI. • La création d’un Centre Régional d’Assistance Technique en Afrique Centrale, à l’instar des centres déjà ouverts en Tanzanie pour les pays de l’Afrique de l’Est et au Mali pour les pays d’Afrique de l’Ouest. • L’appui à l’initiative visant à établir un pôle régional d’expertise et de compétence. La mise en commun par les pays de la CEMAC de leur expertise et la création d’un cadre formel d’échange d’informations sur une base régionale, permettrait d’accroître davantage leur pouvoir de négociation et tirer meilleur profit de l’exploitation de leurs ressources naturelles. • Le renforcement des voix et de la représentation des pays en développement dans les Institutions de Bretton Woods. En effet, la représentation des Etats membres au sein de ces institutions est inégale. Les questions de quotes-parts et de représentation ne doivent pas être traités au niveau du Conseil d’administration du FMI, organe chargé de représenter les intérêts des actionnaires. Dans cet ordre d’idée, les pays de la sous-région demandent également qu’un poste de Directeur Général-Adjoint du FMI soit attribué à un ressortissant africain. • L’appui aux efforts de la Banque mondiale dans le cadre des initiatives régionales, notamment en matière de lutte contre la pandémie du VIH/SIDA, de développement des infrastructures, de renforcement des capacités et d’intégration économique. Il convient également de renforcer la collaboration entre le FMI et les autres institutions de financement du développement (Banque mondiale, BAD, PNUD, etc.…) et mieux coordonner leurs actions sur le terrain. • L’ouverture des marchés des pays industrialisés en faveur des produits africains, particulièrement des produits agricoles, et la suppression des subventions dont bénéficient leurs productions agricoles et qui ont un impact négatif sur le développement des secteurs agricoles en Afrique. • La recherche d’autres sources de financement du développement. La proposition franco-britannique de création d’une Facilité Financière Internationale et la proposition d’une Taxation Financière Internationale méritent d’être prises en considération. MOTION DE REMERCIEMENTS Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont remercié très sincèrement S.E.M. El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC, son gouvernement et le peuple gabonais pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité généreuse qu’ils leur ont réservés et qui ont contribué à la réussite de leurs différentes manifestations. Toutes les délégations ont exprimé leur profonde gratitude à Monsieur de Rato, pour le choix qu’il a porté sur l’Afrique centrale et Libreville, comme étape de son périple en Afrique, ainsi que pour les échanges riches et fructueux qu’elles ont eux avec lui à l’occasion du symposium, des entretiens bilatéraux et du sommet extraordinaire de la CEMAC et de Sao Tomé et Principe. Elles ont salué également son engagement renouvelé en faveur de l’Afrique. Attachée de Presse
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