MEFB - Microfinances

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APPERCU DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE (2004 - 2006 )
 

Le secteur de la microfinance dans la communuaté économique et monétaire de l'Afrique centrale dont le Congo est membre a été réglementé le 13 avril 2002. Depuis cette période à ce jour, l'autorité monétaire a organisé le secteur en recensant et évaluant au cours de l'année 2003 aussi par l'assainissement en 2004. cela a permis à la direction générale de la monnaie et du crédit de disposer d'un répertoire et d'une base de données pour assurer le suivi et le contrôle des établissements de microfinance sur l'ensemble du territoire national.

Le Congo compte à ce jour 40 établissements organisés de manière indépendante et un seul organisé en réseau (Mucodec).
Le montant global de dépôts s'élève à 60,263 milliards pour un montant global de crédits de 24,015 milliards de Fcfa en 2006.
Il convient de relever que ces informations analysées résultent de la compilation des données de 23 EMF ayant déclaré leurs données.

EVOLUTION DES EMF

La forte expansion du nombre des EMF indépendants (71) en 2004 s'explique par les implantations anarchiques de ces établissements. Entre 2004 -2005, le secteur a connu une crise qui s'est manifestée par la cessation de paiement entraînant la fermeture de 30 EMF indépendants. Cette crise se justifie d'une part par l'inexpérience des acteurs, leur manque de professionnalisme et d'autre part par une gabegie financière. La stabilisation observée entre 2005 - 2006 résulte de la localisation et de la maîtrise des effectifs des EMF lié aux actions d'assainissement du secteur menées par l'administration.

Le Congo compte au total 74 établissements dont 40 EMF indépendants et 34 EMF en réseau. Sur un total de 74 EMF, Brazzaville compte 37 établissements, Pointe-Noire 14 et autres départements 23 établissements.
On note une forte concentration de ces établissements en zones urbaines soit 54,05% contre 31,08% en zone rurale.
De même, la plupart des EMF ont opté pour la 1ère catégorie (association, mutuelle, coopérative) dont le capital minimum n'est pas exigé par rapport au capital de la deuxième et troisième catégorie qui s'élève respectivement à 50 millions et 25 millions de FCFA.

SITUATION ADMINISTRATIVE

Sur la base des 74 EMF qui ont l'autorisation d'exercer sur le territoire national, plus de la moitié (41) des EMF ont l'agrément de l'autorité monétaire soit 55,41%, 13 EMF ont l'avis conforme et 20 EMF sont ceux dont l'exercice de l'activité reste toléré par l'administration parce que évoluant avant l'application effective du règlement.

SITUATION DES DEPOTS ET DES CREDITS

Le volume de dépôts collectés par la clientèle augmente d'année en année. Cette croissance est imputée en grande partie par les dépôts collectés par le réseau MUCODEC qui a bénéficie la confiance de ses sociétaires. En 2006 alors que le niveau de dépôts des EMF indépendants ne représente que 8.863.4765.520 FCFA soit seulement 14,72%

Le volume de crédits octroyés à la clientèle est en croissance sur toute la période. Cette croissance s'explique par le fait que le réseau des MUCODEC a octroyé à lui seul 18,100 milliards de FCFA soit 67,33% et les EMF indépendants 5,915 milliards de FCFA soit 22,01%
Dans l'ensemble, les crédits octroyés sont des crédits à la consommation et des crédits commerciaux et les bénéficiaires sont en majorité les femmes.

On note néanmoins en 2005-2006 l'engouement des EMF tant indépendants qu'en réseau d'accorder des crédits d'où la variation de 8,57% entre 2004 - 2005 et 214,67% entre 2005 - 2006.

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