PRESENTATION
DU PROJET DE BUDGET DE L’ETAT
EXERCICE 2007
Mesdames, Messieurs,
L’honneur m’échoit de vous présenter ce jour
pour examen et adoption, le projet de loi de finances exercice 2007.
Une
fois de plus, au nom du Gouvernement, je tiens à vous présenter
toutes mes excuses pour le retard avec lequel ce projet de loi de finances
est présenté à votre auguste Assemblée.
Ce retard s’explique essentiellement par le fait que le cadrage
budgétaire sur lequel nous nous sommes accordés avec
le FMI et la Banque Mondiale lors de la revue d’ octobre 2006,
a été révisé en février 2007 à la
demande du Gouvernement qui a bien voulu solliciter une enveloppe additionnelle
en vue de faire face à certains investissements stratégiques.
Comme
vous le savez, le programme signé avec les institutions
de Bretton Woods, exige que toutes modifications de politique touchant
les finances publiques, soient au préalable négociées.
C’est pour répondre à cet impératif que
le Gouvernement à effectuer en février dernier une mission à Washington.
Ce projet du budget a pour base programmatique le document des stratégies
de réduction de la pauvreté.
Son élaboration obéit à un
certain nombre de contraintes :
•
les besoins de développement du pays étant immenses et
les ressources limitées, le budget est en lui-même une
contrainte qui doit conduire à envisager certaines actions dans
le temps;
•
le programme appuyé par la « Facilité pour la Réduction
de la Pauvreté et la Croissance (FRPC) » signé avec
les institutions de Bretton-Woods exige le respect des plafonds des
dépenses publiques et des ratios dans les allocations budgétaires
en faveur des secteurs pro-pauvres.
La
politique économique du Gouvernement traduite par le présent
projet de budget, vise à renforcer le taux de création
des richesses dans le pays à travers une plus grande efficacité du
secteur non pétrolier. Dans cette optique, le gouvernement a
porté son action essentiellement sur le relèvement du
niveau et de la qualité des infrastructures économiques
du pays, éléments indispensables à l’amélioration
de l’environnement des affaires dans notre pays et à l’élargissement
des opportunités d’activités pour la population.
Le
Gouvernement entend réaliser des réformes structurelles
dans certains domaines importants tels que les télécommunications,
l’eau et l’électricité, le CFCO et les voies
navigables, ainsi que la justice et la fiscalité des affaires. Ainsi,
l’ensemble des actions déjà engagées
dans le secteur non pétrolier a permis d’atteindre un
taux de croissance économique appréciable ces trois dernières
années. Situé en moyenne à 5,5%, il est au-dessus
des performances des pays d’Afrique au Sud du Sahara. Toutefois,
il demeure fragile, car dépendant de la conjoncture pétrolière
et des marchés publics. Il est encore insuffisant pour permettre
un changement significatif des conditions de vie des populations. C’est
donc avec l’objectif d’atteindre dans quelques années
un taux de croissance dans le secteur non pétrolier de 7 à 10%
que le Gouvernement a inscrit ces actions ci - haut énumérées
au budget exercice 2007.
Toutefois,
l’action du Gouvernement est influencée par
certains facteurs liés à l’environnement international,
sous-régional et national qu’il convient de présenter.
LE
CONTEXTE DE L’ÉLABORATION DU BUDGET DE L’ETAT
EXERCICE 2007 L’élaboration du budget de l’Etat exercice 2007,
est influencée par un environnement international, régional,
sous-régional et national suivant :
• Au
plan International
Selon les dernières prévisions publiées par le
World Economic Outlook (WEO) du FMI, l’année 2007 enregistrera
une décélération du taux de croissance économique,
en comparaison avec les bonnes performances économiques de 2005
et de 2006. La croissance mondiale devrait légèrement
ralentir, revenant de 5,3% en 2006 à 4,9% en 2007. Elle continuera à être
influencée par la croissance de l’économie des
USA avec 2,6% en 2007, de la Zone Euro, de la chine et des autres pays émergents. Sur
le marché des principales matières premières,
la tendance des cours du pétrole et des autres produits de base
est restée plus ou moins stable pendant les dix derniers mois
de 2006 et légèrement en baisse le premier trimestre
de l’année 2007, avec une perte de deux points au moins
par rapport à la tendance moyenne des quatre derniers mois.
La tendance plus ou moins soutenue des cours de pétrole est
entretenue par le faible niveau des capacités disponibles de
production et de raffinage sur le marché mondial, sur fond de
croissance vigoureuse du PIB, des craintes quant à la sécurité au
Moyen Orient et en Iran, ainsi que des menaces persistantes sur la
production pétrolière dans quelques grands pays exportateurs
comme le Nigeria.
Les
cours des métaux ont été dopés par
la forte croissance de la demande, en particulier dans les pays émergents
et en Chine.
Les
prix des produits alimentaires et autres produits agricoles ont augmenté en valeur relative pendant la première partie
de 2006, bien qu’ils n’aient pas suivi l’envolée
des prix observée ces dernières années dans les
secteurs du pétrole et des métaux.
• Au
niveau de l’Afrique.
L’Afrique n’est pas demeurée en reste de ce mouvement
d’ensemble positif de l’économie mondiale, profitant
notamment de la bonne orientation du marché des matières
premières. Selon le FMI, ce continent a affiché une croissance
forte de 5,4% en 2006, soit le même niveau qu’en 2005.
Cette vigueur a été en outre soutenue par la poursuite
des réformes structurelles et macroéconomiques, la réduction
des foyers de tensions et l’allègement de la dette de
certains Etats.
L’Afrique subsaharienne afficherait un taux de croissance économique
de 4,9% en 2007, en repli par rapport au niveau de 5,4% enregistré en
2006. L’activité économique en 2006 a été marquée
par un environnement relativement favorable, caractérisé par
une croissance économique soutenue, conséquence de la
poursuite de l’assainissement des finances publiques, de la bonne
tenue des cours des matières premières, de l’amélioration
du solde extérieur courant, malgré une légère
poussée des tensions inflationnistes.
• Au
niveau de la CEMAC
La croissance économique de la CEMAC a été de
7,2% en 2006 contre 5% en 2005, tirée notamment par la hausse
de la production et des exportations de pétrole, entraînant
ainsi une croissance du PIB réel par habitant de 5,2% et une
forte amélioration des finances publiques de la plupart des
Etats membres, à l’exception de la RCA.
Les
projections 2007 font état d’un taux de croissance économique
qui s’établirait à 2,1%, avec un taux d’inflation
contenu autour d’un peu plus de 3%. Cette contraction du taux
de croissance économique en Zone CEMAC résulterait essentiellement
du recul projeté de la production pétrolière,
tandis que l’activité dans le secteur non pétrolier
devrait demeurée soutenue.
Dans
ce contexte, les grandes recommandations de politique économique
sous régionale concernent les trois principaux axes stratégiques
retenus au niveau de la CEMAC, à savoir :
•
la recherche d’une croissance économique saine et durable
;
•
la bonne réalisation des programmes avec les institutions de
Bretton Woods pour assurer le soutien de la communauté financière
internationale ;
•
l’approfondissement de l’intégration sous-régionale
et des réformes structurelles.
• Au
plan national
La situation économique en 2006 a été marquée
par la poursuite de la croissance observée les deux précédentes
années. Le taux de croissance du PIB réel a été de
6,4%, un rythme élevé se situant au-dessus de la moyenne
Africaine. Cette évolution s’explique principalement par
un niveau du PIB pétrolier estimé à 6,8%, même
s’il est en repli par rapport à la performance du PIB
pétrolier de 2005, évalué à 12,8%, du fait
de la contraction de la production de certains champs. La croissance
du PIB non pétrolier a été appréciable à 6,3%
en raison principalement de la poursuite des investissements publics
et de la vigueur de la demande intérieure avec le paiement régulier
des arriérés intérieurs et des marchés
publics. Toutefois, une forte poussée de l’inflation estimée à environ
5% a été relevée, traduisant les difficultés
d’approvisionnement des marchés suite aux dysfonctionnements
du CFCO et à la pression des marchés publics.
L’année 2006 a également consacré la fin
de la restructuration du système bancaire avec la privatisation
réussie de la COFIPA. Ainsi, le système bancaire congolais
est dorénavant assaini, présentant un portefeuille dont
la qualité est en constante amélioration avec la présence
des grandes banques de référence internationale.
En
2007, la situation économique du Congo pourrait connaître
un ralentissement de la croissance en termes réels, en dépit
du maintien d’un niveau d’activité soutenu dans
le secteur non pétrolier. Celle–ci sera marquée
par un fort ralentissement du PIB réel à 3,7% en 2007
suite à la contraction de l’activité pétrolière
(-1,7%).
Le
PIB non pétrolier évoluerait en moyenne annuelle
autour de 6,5% et contribuerait à alimenter la croissance globale.
Sa vigueur serait soutenue principalement par le développement
des activités ci-après :
• la poursuite des investissements publics ;
•
le lancement des travaux de réhabilitation du CFCO et d’amélioration
de la production d’eau potable et d’électricité qui
devrait améliorer le climat des affaires ;
•
la bonne tenue de la production forestière et une plus grande
stimulation de la production agricole avec la poursuite des projets
en cours;
•
la vigueur projetée des activités commerciales.
• Au
plan social, le gouvernement poursuivra l’application du
plan d’apurement des arriérés intérieurs
adopté courant 2005 et des conclusions des négociations
avec les syndicats qui avaient abouti à la revalorisation du
point d’indice à 15%, à raison de 5% par année à partir
de 2006 et à l’application des textes accordant certaines
indemnités aux secteurs sociaux, l’allongement de l’âge
de la retraite et la revalorisation des minima sociaux. Enfin, le gouvernement
lancera les études nécessaires pour asseoir les grandes
réformes sur le plan social. Il s’agit notamment du recensement
des agents de l’Etat, des effectifs des retraités et des
travaux actuariels pour garantir la stabilité financière à moyen
terme sur système des retraites. Toutes ces opérations
seront réalisées par recours aux cabinets spécialisés
de réputation internationale.
• Au
plan politique, il est prévu l’organisation des élections
législatives et locales en 2007.
C’est dans cet environnement économique, financier, politique
et social assez particulier qu’est élaboré le budget
de l’Etat exercice 2007, que je me fais le devoir de vous donner
les grands axes de la stratégie.
Les
grands axes de la stratégie pour le budget de l’Etat
exercice 2007
Ce projet de budget concentre son intervention sur :
1. l’achèvement des grands travaux de la « nouvelle
espérance »;
2. la municipalisation dans les départements de la Cuvette et
de Brazzaville;
3. la poursuite des actions de lutte contre la pauvreté conformément
aux orientations retenues dans le document des stratégies de
réduction de la pauvreté intérimaire, à l’instar
des actions à poursuivre dans les secteurs ci-après :
• Le
secteur Education de Base
Les efforts de réfection et de construction des établissements
scolaires appuyés par le projet d’appui à l’éducation
de base (PRAEBASE), seront poursuivis et étendus à tous
les départements du pays. En outre, une rationalisation de l’utilisation
des effectifs en faveur des postes d’enseignants de terrain sera
réalisée, ainsi qu’une amélioration des
rémunérations dans ce secteur. L’objectif est d’améliorer
le ratio « élèves par enseignants », le taux
de scolarisation des enfants, ainsi que les conditions de travail des
enseignants.
• Le
secteur Santé de Base
La finalisation d’un programme sectoriel cohérent pour
la santé avec l’appui de la Banque Mondiale est prévue
en 2007. L’objectif de ce programme sera d’améliorer
la couverture sanitaire du pays. Par ailleurs, pour 2007, des actions
visant la réhabilitation des principales structures sanitaires
du pays seront engagées et celles relatives au renforcement
de la lutte contre le SIDA, le paludisme et les autres pandémies
seront poursuivies avec vigueur à travers des activités
suivantes :
•
la campagne d’éducation sur le SIDA;
• la campagne de vaccination;
•
l’achat des médicaments;
•
la prévention des maladies courantes;
•
Les campagnes de sensibilisation et d’éducation des populations;
•
la réhabilitation et l’équipement des infrastructures
sanitaires, notamment, la poursuite du processus de réhabilitation
du CHU de Brazzaville et de l’hôpital mère-enfant
(Blanche Gomez).
• Le
secteur Infrastructures de désenclavement (grands travaux)
Ce secteur sera fortement stimulé par le lancement des travaux
de réhabilitation du CFCO et des voies fluviales et l’achèvement
de certains ouvrages routiers. Par ailleurs, l’année 2007
verra le lancement des travaux retenus dans l’Accord Cadre avec
la République de Chine, à savoir :
•
la route transfrontalière Congo - Gabon ;
•
la route transfrontalière Congo – Cameroun;
•
la route nationale n°1 Brazzaville – Pointe-Noire;
•
la route nationale n°2 tronçon Obouya – Owando – Makoua – Ouesso.
• Le
secteur Eau et Electricité
Dans son programme, le Gouvernement a retenu comme priorité importante
l’amélioration de la production de l’eau potable
et de l’électricité et leur accès par une
plus grande partie de la population. Il prévoit de renforcer
les capacités de production de l’eau et de l’électricité à travers:
- la poursuite des travaux de construction du barrage d’Imboulou,
de révision des barrages du Djoué et de Moukoukoulou,
et de construction des lignes de transport de l’électricité liées
au projet Imboulou ;
- le lancement des travaux de construction de la deuxième usine
d’eau de Ndjiri dans le cadre de l’Accord avec la République
de Chine;
- l’accroissement des capacités de production de l’eau
potable à Brazzaville et à l’intérieur du
pays en optant pour le recours aux sources de surface.
Conscient
des retards pris dans la mise en œuvre des réformes
structurelles, le Gouvernement entend poursuivre la mise en concession
des principales entreprises publiques de ce secteur.
• L’Assainissement
Compte tenu de la dégradation avancée du milieu urbain
dans les deux principales villes du pays, Brazzaville et Pointe-Noire
et même ailleurs, liée à la pression démographique,
aux facteurs naturels, etc., le Gouvernement a retenu dans le cadre
du budget 2007, de démarrer un programme d’assainissement
des grandes villes. A ce titre, il a également engagé des
contacts avec les partenaires extérieurs dont la Banque Africaine
de Développement (BAD) pour des appuis éventuels à ce
programme.
• Pour
2007, les actions suivantes sont retenues en priorité:
• la gestion des déchets, notamment la collecte, le traitement,
la valorisation et la destruction des ordures ménagères;
• la lutte contre les pollutions diverses ;
• le curage des ravins, des caniveaux et des rivières ;
• les voiries urbaines;
• la réhabilitation et le renforcement du réseau routier
urbain.
Enfin, des études complémentaires seront réalisées
pour mettre en place des services modernes de cadastre, d’urbanisme,
de ramassage et de traitement des ordures ménagères et
de drainage des eaux de pluies à Brazzaville et à Pointe-Noire.
Celles-ci, notamment pour Brazzaville, serviront de base aux travaux
de Municipalisation pour 2008.
• La
municipalisation accélérée
S’agissant de la poursuite du processus de municipalisation accélérée,
l’année 2007 est consacrée aux réalisations
dans le département de la Cuvette, au lancement des études
pour le département de Brazzaville et à l’achèvement
de certains travaux en cours, prévus sur un horizon pluriannuel,
relatifs aux précédentes Municipalisations.
Le
contexte de l’élaboration du budget de l’Etat
2007 et les grands axes stratégiques ainsi présentés
m’amènent à vous exposer ses grandes masses.
PRÉSENTATION DES GRANDES MASSES BUDGÉTAIRES
Le
projet du budget exercice 2007 est évalué en recettes
et en dépenses à la somme de mille trois cent soixante
seize milliards neuf cent sept millions (1.376.907.000.000) de francs
CFA contre mille neuf cent vingt un milliards huit cent cinquante
un millions (1.921.851.000.000) de francs CFA du budget de l’Etat
2006 réajusté, soit une diminution de cinq cent quarante
quatre milliards neuf cent quarante quatre millions (544.944.000.000)
de francs CFA, due essentiellement à la contraction des recettes
pétrolières. Son articulation est la suivante :
• Fonctionnement : 813.022.000.000 de francs CFA contre 972.895.000.000
en 2006, soit une baisse de 162.873.000.000 de francs (16,74%);
• Investissement : 400.000.000.000 de francs CFA contre 335.702.000.000
de francs CFA en 2006, soit une augmentation de 64.298.000.000 de francs
CFA (19,15%) ;
•
Épargne budgétaire : 163.885.000.000 de francs CFA contre
613.254.000.000 de francs CFA du budget de l’Etat réajusté 2006,
en baisse de 446.369.000.000 de francs CFA (72,79%).
Les
prévisions budgétaires ont été élaborées
sur la base des résultats d’exécution du budget
de l’année écoulée, de la croissance économique
(3,7%) attendue en 2007, ainsi que d’un niveau d’inflation
projeté à 7%.
La
situation des prix intérieurs en 2007 sera encore affectée
par les dysfonctionnements du CFCO et la pression du programme d’investissements
publics.
Il
sied de rappeler que ce projet du budget constitue la troisième
tranche du programme économique et financier que le Gouvernement
a signé avec les institutions de Bretton Woods, programme qu’il
exécute depuis deux ans déjà. Il intègre
des actions visant à lutter contre la pauvreté et à poser
les bases d’une croissance économique plus vigoureuse
dans le secteur non pétrolier afin que celui-ci joue le rôle
décisif dans le développement économique. Il consacre également
la poursuite des actions déjà engagées dans le
domaine social.
A – DES
RESSOURCES
Les prévisions de ressources du budget de l’Etat pour
l’exercice 2007 s’élèvent à 1.376.907.000.000
de francs CFA contre 1.921.851.000.000 de francs CFA en 2006, soit
une baisse de 544.944.000.000 de francs CFA (28,36%) qui s’explique
par la baisse des recettes pétrolières.
A.I- DES RESSOURCES INTERNES
Les prévisions de recettes du budget de l’Etat pour l’exercice
2007 s’élèvent à 1.321.107.000.000 de francs
CFA contre 1.920.351.000.000 de francs CFA en 2006, soit une baisse
de 599.244.000.000 de francs CFA en 2006 (31,20%).
Leur
répartition est la suivante :
•
les recettes non pétrolières : 267.107.000.000 de francs
CFA ;
•
les recettes pétrolières : 1.054.000.000.000 de francs
CFA.
A.1-1-
les recettes non pétrolières
Les recettes non pétrolières sont évaluées à 267.107.000.000
de francs CFA contre 239.550.000.000 de francs CFA en 2006, soit une
augmentation de 27.557.000.000 de francs CFA (11,50%).
Il
s’agit d’une prévision faite sur la base à la
fois du niveau de la croissance du secteur non pétrolier attendue
en 2007 et de l’impact de certaines mesures à mettre en œuvre,
notamment celles relatives à l’élargissement de
l’assiette fiscale.
La contexture de ces recettes est la suivante :
•
Impôts et taxes intérieurs : 193.240.000.000 de francs
CFA contre 173.400.000.000 de francs CFA, soit une augmentation de
19.840.000.000 de francs CFA ;
• Droits et taxes de douanes : 62.100.000.000 de francs CFA contre 55.700.000.000
de francs CFA, en progression de 6.400.000.000 de francs CFA ;
• Recettes des services et de portefeuille : 11.600.000.000 de francs
CFA contre 10.300.000.000 de francs CFA ;
• Recettes des transferts : 167.000.000 de francs CFA contre 150.000.000
de francs CFA.
A.I-2- Les recettes pétrolières
Les prévisions des recettes pétrolières sont faites
sur la base des hypothèses suivantes :
•
production pétrolière : 97,2 millions de barils en 2007
;
•
prix de référence internationale du baril de pétrole
(prix WEO du FMI) : prix du brent : 1 baril = 60,8 dollars US ;
• élément de prudence : 10
• prix fiscal : 50,8 dollars US ;
•
décote : 4,202 ;
• prix du brut congolais : 1 baril = 46,598 dollars;
• taux de change : 1 dollar US = 498,4 francs CFA. Sur
cette base, les recettes attendues se chiffrent à 1.054.000.000.000
de francs CFA contre 1.680.808.000.000 de francs CFA en 2006, en diminution
de 626.801.000.000 de francs CFA.
Leur
détail est le suivant:
•
Redevance pétrolière : 383.764.000.000 de francs CFA
contre 611.966.000.000 de francs CFA en 2006 ;
• Partage de production: 552.342.000.000 de francs CFA contre 880.787.000.000
de francs CFA en 2006 ;
• Produit Yanga/Sendji : 21.562.000.000 de francs CFA contre 34.383.000.000
de francs CFA en 2006;
• Excess Oil : 83.328.000.000 de francs CFA contre 132.878.000.000 de
francs CFA en 2006;
•
Autres revenus pétroliers (frais de formation) : 1.097.000.000
de francs CFA contre 1.200.000.000 de francs CFA en 2006;
• PID : 11.909.000.000 de francs CFA contre 18.990.000.000 de francs
CFA en 2006.
A.II. DES RESSOURCES EXTERNES
Les ressources externes passent d’une prévision de 1.500.000.000
de francs CFA en 2006 à 55.800.000.000 de francs CFA en 2007,
soit une augmentation de 54.300.000.000 de francs CFA. Elles se répartissent
ainsi qu’il suit :
• Emprunts : 30.800.000.000 de francs CFA ;
• Dons : 25.000.000.000 de francs CFA.
A.III.-
DES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT.
L’amélioration des recettes non pétrolières
reste l’objectif majeur du Gouvernement afin d’assurer à l’Etat
des ressources pérennes et de se préserver des aléas
de la conjoncture. Il apparaît que le ratio de prélèvement
des recettes non pétrolières au Congo demeure faible
par rapport à la richesse nationale. Les principaux axes de
réforme dans ce domaine concernent la réduction des exonérations
fiscales et douanières, la maîtrise des contribuables,
la lutte contre la fraude et la simplification de la fiscalité dans
le contexte de l’application des réformes de la CEMAC.
Enfin, une attention particulière sera portée sur l’amélioration
des conditions de travail dans les régies financières
afin que les agents chargés de gérer des valeurs et de
collecter les ressources publiques soient placés dans des conditions
acceptables de travail et soient moins tentés par des comportements
délictueux.
Pour
atteindre les objectifs assignés dans le cadre du budget
2007, les mesures d’accompagnement ci-après sont préconisées
:
A.III.1. Mesures applicables aux services fiscaux.
•
institution des centimes additionnels sur les droits d’enregistrement
des mutations à titre gratuit ;
• revalorisation des timbres fiscaux pour certains actes administratifs;
•
restructuration de la fiscalité du secteur de la sous-traitance
pétrolière ;
•
réorganisation des procédures de recouvrement de la fiscalité des
secteurs de télécommunications et du bois;
•
institution des intérêts moratoires sur les paiements échelonnés
au-delà des délais légaux ;
•
classification fiscale des hôtels à la patente conformément à la
catégorisation professionnelle du Ministère du Tourisme
;
•
précision sur les quincailleries soumises au régime du
réel ;
• fixation du montant de la caution de garantie ;
•
restriction aux banques et aux établissements de crédits
de l’exonération de la retenue à la source sur
les intérêts d’emprunt de 20%;
•
création d’une taxe forfaitaire sur les billets d’avion
pour les vols internationaux, dans le cadre de l’Initiative internationale
sur le financement de l’approvisionnement en médicaments
des pays en voie de développement.
Mesures structurelles
•
installation des services d’assiette dans la Likouala (Betou,
Enyellé), la Sangha (Souanké et Sembé) et la Bouenza
(Loutété) ;
•
extension de l’utilisation du Nouvel Identifiant Unique (NIU)
et du projet SYSTAF dans le département du Kouilou ;
•
mise en application des recommandations des études et des missions
de travail dans les pays voisins sur la fiscalité des télécommunications
et la fiscalité forestière ;
•
amélioration des conditions de travail dans les principales
inspections divisionnaires des impôts ;
Autres
mesures à observer au niveau des Impôts
•
campagne de vulgarisation de la loi n°17/2000 sur le régime
de la propriété foncière ;
•
campagne de vérification des sociétés ;
•
campagne de contrôle interne des services et d’apurement
des fichiers des Unités de Grandes Entreprises (UGE) ;
•
renforcement des compétences fiscales des UGE.
Ces
mesures devront être accompagnées par l’instauration
d’un dialogue permanent entre les administrations financières
et les contribuables pour une meilleure compréhension de la
fiscalité.
A.III.2. Mesures applicables aux services douaniers
Pour accroître le rendement douanier, les mesures de politique
ci-après sont envisagées :
•
application des valeurs minima et valeurs mercuriales sur les importations
(réalisées par les opérateurs du secteur informel)
en provenance d’Asie et d’Afrique de l’Ouest ;
•
amélioration de l’environnement de l’utilisation
du logiciel SYDONIA en rapport avec les études en cours et extension
de ce logiciel au reste des départements ;
• ouverture de nouveaux postes douaniers ;
•
renforcement du contrôle des services en vue de l’amélioration
de l’efficacité dans les différents postes douaniers;
•
formation des cadres de haut niveau en vue du renforcement de l’opérationnalité dans
la gestion des services douaniers;
•
renforcement de l’identité douanière. A.III.4.
Mesures applicables en matière de recettes pétrolières
•
poursuite de la politique de prohibition du recours à la vente
par anticipation du pétrole (pratique du gage sur le pétrole);
•
respect de la convention signée entre la SNPC et l’Etat
qui fait obligation à la SNPC de reverser au Trésor public
sous huitaine, les produits de vente des cargaisons ainsi que toutes
les recettes perçues pour le compte de l’Etat;
•
poursuite des audits des coûts pétroliers dans les différentes
sociétés par des cabinets de réputation internationale.
A.III.5-
Mesures en matière de recettes de services
•
application rigoureuse des textes sur les menues recettes signés
conjointement par le Ministre des Finances et les ministres en charge
des départements générateurs des recettes ;
•
renforcement et systématisation des contrôles des menues
recettes ;
•
suivi de la gestion des comptes d’affectation spéciale;
•
vulgarisation des dispositions de la loi de finances relative à la
gestion des caisses de menues recettes ;
•
suivi et évaluation des revenus du portefeuille de l’Etat;
•
révision des modalités de gestion (attribution, entretien
et location) des bâtiments de l’Etat gérés
par la direction générale des impôts et mis en
location.
B.-
DES DÉPENSES
B.I. DES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT
Les dépenses de fonctionnement de l’Etat exercice 2007
sont évaluées à la somme de 813.022.000.000 de
francs CFA contre 972.895.000.000 de francs CFA de prévisions
2006, soit une diminution de 162. 873.000.000 de francs CFA (16,74%). Ces
dépenses comprennent :
B.I-1.- Le Service de la dette publique
Il est estimé à 289.722.000.000 de francs CFA contre
336.925.000.000 de francs CFA en 2006, soit une diminution de 53.203.000.000
de francs CFA (15,79%). Cette baisse s’explique par une conjonction
de plusieurs phénomènes, notamment :
•
les rééchelonnements obtenus;
• les annulations;
• la faiblesse de nouveaux emprunts.
B-I-2.-
Les dépenses de personnel
Les dépenses de personnel passent de 134.000.000.000 de francs
CFA en 2006 à 141.000.000.000 de francs CFA en 2007, soit
une augmentation de
7.000.000.000 de francs CFA (5,22%) due à la prise en charge
des engagements du gouvernement contenus dans le protocole d’accord
avec les partenaires sociaux et ceux préconisés par le
Chef de l’Etat, à savoir :
•
la revalorisation des salaires en deçà de 50.000 francs
CFA;
•
la levée progressive des effets sur l’abattement des salaires
(5% en 2007);
•
les recrutements dans les secteurs sociaux (santé, enseignement
et affaires sociales);
•
l’augmentation de l’âge de départ à la
retraite à 60 ans, etc. B-I-3.-
Les dépenses de matériel
Ces charges sont évaluées à la somme de 130.100.000.000
de francs CFA contre 79.000.000.000 de francs CFA en 2006, en progression
de 51.100.000.000 de francs CFA (64,68%), corollaire de la mise en œuvre
de la nomenclature fonctionnelle, qui rattache au matériel des
ministères, certains crédits auparavant inscrits dans
les charges communes.
Il
est donc désormais recommandé d’inscrire au
matériel de chaque ministère, les crédits correspondant
aux lignes budgétaires ci-après :
•
transport des bagages et marchandises à l’intérieur
;
•
transport des effets des stagiaires à l’extérieur
;
•
transport des stagiaires à l’extérieur ;
•
frais d’études et de formation ;
•
frais de séminaire.
Concernant
les autres lignes en provenance des charges communes, transférées
en l’état au matériel de certains départements
ou prévues pour la circonstance, aucune compression ou réaffectation
n’est autorisée en raison de leur sensibilité.
Il s’agit :
• du transport des diplomates (700.000.000 de francs CFA);
• du transport des effets des diplomates (1.000.000.000 de francs CFA)
;
•
d’une partie de l’enveloppe consacrée aux élections
législatives (10.064.000.000 de francs CFA);
• des fonds particuliers;
•
de l’alimentation de la force publique;
•
des médicaments et produits pharmaceutiques répartis
entre les départements de la Santé Publique et de la
Défense Nationale (6.230 .000.000 de francs CFA).
Compte tenu du constat réalisé par les services compétents
du ministère en charge des finances et des rapports d’inspection
des services du FMI sur l’utilisation de la plus grande partie
des crédits des ministères au profit des cabinets et
au détriment des services techniques censés offrir des
prestations aux populations, il a été retenu comme critère
d’amélioration de l’exécution budgétaire
un meilleur taux d’allocation des crédits budgétaires
aux services techniques. De ce fait, il conviendra d’observer
la clé de répartition des crédits des ministères
ci-après :
•
Cabinets et directions rattachées : au plus 40%;
• Structures techniques : au moins 60%
B.I.4. Les charges communes
Au sens large, les charges communes s’élèvent à 46.000.000.000
de francs CFA contre 99.970.000.000 de francs CFA, soit une baisse
de 53.700.000.000 de francs CFA (99,50%). Dans le cadre des règles
de gestion des finances publiques, le niveau important des charges
communes dans le budget constituait une anomalie que les exigences
des réformes dans le cadre du programme FRPC ont conduit à réduire.
Cette réduction s’explique également par le transfert
au matériel de certains ministères, des lignes spécifiques
autrefois centralisées dans les charges communes.
Cette
réforme est importante dans ce sens qu’elle implique
une plus grande rigueur dans la gestion des crédits budgétaires
et la limitation des dépenses non prévues au budget.
En effet, elle institue le fait que la marge disponible pour couvrir
ce genre de dépenses devient extrêmement réduite.
Les
charges communes s’entendront dorénavant au sens
strict (évacuations sanitaires, fonds de commandement, fonds
de sécurité, etc.) et des intérêts des découverts
BEAC. Elles se répartissent comme suit:
• Charges communes au sens strict: 39.000.000.000 de francs CFA contre
89.070.000.000 de francs CFA en 2006 ;
•
Intérêts BEAC : 7.000.000.000 de francs CFA contre 10.900.000.000
de francs CFA en 2006.
La
réforme sur la réduction des charges communes se
poursuivra les années suivante notamment concernant les consommations
publiques en eau, électricité et téléphone.
Ces dépenses seront encore maintenues dans les charges communes
cette année, en attendant la mise en place des conditions (l’installation
de compteur dans chacune des structures de l’Etat et la réforme
d’une manière générale) permettant la ventilation
de ces crédits par ministère.
B-I-4.- Les dépenses de transferts
Les dépenses de transferts passent de 211.600.000.000 de francs
CFA en 2006 à 206.200.000.000 de francs CFA en 2007, soit une
diminution de 5.400.000.000 de francs CFA.
Les
principales rubriques de ces dépenses concernent :
• CORAF : 35.000.000.000 de francs CFA;
•
Collectivités locales : 22.000.000.000 de francs CFA;
• Parlement : 20.276.000.000 de francs CFA;
•
Filière carburant : 15.000.000.000 de francs CFA;
•
Elections législatives et locales (une partie): 14.937.000.000
de francs CFA;
•
Université Marien Ngouabi : 11.000.000.000 de francs CFA.
Sur
cette rubrique, il convient de noter que, la stratégie
adoptée en vue d’impliquer les départements du
pays dans le choix et l’exécution des programmes destinés
aux secteurs pro-pauvres sur la base des contrats programmes conclus
avec le gouvernement, est encore au stade d’expérimentation.
A titre d’illustration, sur un crédit alloué d’un
milliard en 2006 par département, le décaissement opéré sur
ces crédits n’a pu dépasser le seuil de 30%. Ainsi,
pour 2007, il n’a été inscrit que les 70% des crédits
n’ayant pu être décaissés en 2006, afin de
permettre la réalisation complète des contrats programmes
en cours et leur évaluation.
B.II-
DES DEPENSES D’INVESTISSEMENT
Les dépenses d’investissement sont arrêtées à la
somme de 400.000.000.000 de francs CFA en 2007 contre 335.702.000.000
de francs CFA de prévisions en 2006, soit une augmentation de
64.298.000.000 de francs CFA (19,15%). Cette augmentation qui pourrait
s’avérer plus importante une fois que les montants des
apports extérieurs (contreparties chinoises) seront mieux évalués,
résulte essentiellement de la hausse du financement sur ressources
propres. Sur le montant des ressources propres, figurent également
les fonds des contreparties des projets cofinancés avec les
partenaires extérieurs pour environ 90 milliards de FCFA.
Pour
l’essentiel du programme d’investissements publics
pour 2007, les crédits de paiement sont principalement destinés à financer
:
•
les grands travaux en cours d’exécution;
•
les projets de réhabilitation et de construction d’infrastructures;
•
les projets relatifs à la lutte contre la pauvreté.
Les
dépenses d’investissement se répartissent comme
suit :
B.II.1.
Les dépenses financées sur ressources propres • Contribution à l’investissement
: 332.291.000.000 de francs CFA;
• PID : 11.909.000.000 de francs CFA.
B.II.
2. Les dépenses financées sur ressources externes
• Emprunts : 30.800.000.000 de francs CFA ;
• Dons : 25.000.000.000 de francs CFA.
B.III.-
DES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT
Le respect des procédures de gestion budgétaire, constitue
la seule voie pour améliorer la qualité des dépenses
publiques. Dans ce cadre, un vaste programme de réformes de
la chaîne budgétaire et du circuit des dépenses
publiques sera mis en œuvre avec l’assistance des partenaires
extérieurs (FMI, Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement,
ACBF, Union Européenne et Coopération Française).
Cette réforme doit permettre d’améliorer les points
suivants :
•
la préparation du budget;
•
les procédures d’exécution du budget et l’informatisation
complète la chaîne budgétaire;
•
la comptabilité des opérations financières de
l’Etat;
•
l’efficacité des structures chargées du contrôle
des finances publiques, y compris le Parlement;
•
le code et les procédures de passation des marchés publics;
•
la formation des agents intervenant sur les finances publiques (départements
ministériels, Parlement, Cour des Comptes, etc.) avec la création
en 2007 du Centre de Perfectionnement en Finances Publiques à des
coûts abordables et coordination des interventions des partenaires
extérieurs dans ce domaine.
Toutefois,
d’autres mesures d’accompagnement sont préconisées
pour le renforcement du dispositif actuel.
B.III.1.
Mesures en matière de dette publique.
•
respect des engagements pris dans le cadre de l’accord d’allégement
de la dette avec le Club de Paris;
•
conclusion de l’accord de restructuration de la dette privée
avec le Club de Londres;
•
paiement des arriérés sociaux et commerciaux;
•
poursuite des négociations avec les autres catégories
de créanciers pour obtenir des allègements de dettes.
B.III.2.
Mesures en matière de dépenses du personnel.
•
attribution des primes de fidélisation et d’encouragement
au personnel soignant à l’instar de celles accordées
aux enseignants;
•
relèvement de 25% de tous les salaires des fonctionnaires et
autres agents de l’Etat des revenus inférieurs à 50.000
francs CFA;
•
informatisation de la gestion des carrières des agents de la
fonction publique ;
•
poursuite du nettoyage du fichier de la solde des agents de l’Etat
;
•
contrôle systématique des éléments de rémunération
(indemnités, allocations familiales et diverses primes) des
agents de l’Etat ;
•
suppression de la pratique des prolongations d’activité non
conformes aux lois et règlement en vigueur ;
•
réalisation du recensement des agents de l’Etat ;
B.III.3.
Mesures en matière des dépenses du matériel
et des charges communes.
•
limitation des paiements par anticipation (PPA) aux seuls cas d’extrême
urgence ;
•
application rigoureuse de la réglementation en matière
des marchés et contrats de l’Etat ;
•
renforcement du contrôle des prestations fournies à l’Etat
;
•
constitution d’un fichier de tous les opérateurs économiques
prestataires de l’Etat et rapprochement avec ceux des fichiers
du Centre de Formalité des Entreprises (CFE), des contribuables
en douane et aux Impôts et des cotisations de la Caisse Nationale
de Sécurité Sociale ainsi que des bénéficiaires
des paiements au Trésor Public ;
•
radiation des prestataires de l’Etat, toutes les entreprises
et établissements publics qui n’ont pas un siège
régulièrement constaté;
•
initiation et généralisation du timbre fiscal sur cachet électronique à valeur
variable.
B.III.4.
Mesures en matière de transfert et d’intervention.
•
révision des conventions et statuts particuliers des établissements;
•
contrôle systématique des projets, centres de recherche
et établissements publics bénéficiaires d’une
subvention de l’Etat ;
•
audit des comptes d’exploitation des principaux établissements
publics bénéficiaires des subventions de l’Etat
;
•
respect de la réglementation sur les comptes spéciaux
du trésor (notamment sur les différents fonds pour lesquels
les budgets doivent être adoptés en même temps que
la loi des finances).
B.III.5.
Mesures en matière d’investissement
Pour atteindre les objectifs assignés en matière d’investissement,
les mesures d’accompagnement ci-après sont envisagées
:
•
observation de la recommandation sur la production et la transmission
des fiches projets au Parlement et à la Banque Mondiale ;
•
respect des procédures budgétaires ;
•
respect des procédures de passation des marchés publics
;
•
application des dispositions du Programme Régional des Réformes
(PRR) ;
• application de la charte des Investissements ;
•
renforcement des mécanismes de contrôle, de suivi et d’évaluation
des investissements publics ;
•
poursuite de la mise en œuvre de la stratégie de réduction
de la pauvreté et parachèvement de la réforme
en cours sur les marchés publics. C.- DU SOLDE BUDGETAIRE
Il se dégage en perspective une épargne budgétaire
de 163.885.000.000 de francs CFA en diminution de 449.369.000.000 de
francs CFA par rapport à l’année 2006. Celle-ci
sera, comme au cours des deux années précédentes,
transférée au compte de stabilisation des recettes publiques
ouvert à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale.
Voici
ainsi présenté le projet du budget de l’Etat,
exercice 2007.
Je vous remercie pour votre aimable attention.
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