CORAF : AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER - EXERCICE 2002 RAPPORT COMPLEMENTAIRE

DOSSIERS DU COMMISSAIRE AUX COMPTES

Conformément aux termes de référence, nous avons pris contact avec le commissaire aux comptes de la Coraf, le Cabinet GKM. Nous avons notamment obtenu de la part de ce dernier les éléments suivants:

   *   Rapport Article 715 au titre de l'exercice 2003 ;
   *   Rapport Général au titre de l'exercice 2003 ;
   *   Rapport spécial au titre de l'exercice 2003 ;
   *   Rapport sur le contrôle interne au titre de l'exercice 2003 ;

   *   Rapport article 715 au titre de l'exercice 2002 ;
   *   Rapport général au titre de l'exercice 2002 ;
   *   Rapport spécial au titre de l'exercice 2002 ;
   *   Rapport sur le contrôle interne au titre de l'exercice 2002.

Au cours de la séance de travail que nous avons eue, les postes des états financiers suivants ont été évoqués:

   *   Le compte de résultat;
   *   Les immobilisations;
   *   Les capitaux propres;
   *   Les provisions pour risques et charges;

   *   Les emprunts et dettes;
   *   Les clients;
   *   Les stocks.

Il ne nous appartient pas de donner une opinion sur les travaux du commissaire aux comptes. Les remarques et les informations qui nous ont été fournies ont été prises en compte dans le cadre de nos travaux.

   4. BANQUES

   4.1 Revue des soldes des comptes bancaires

 
2002
2001
Var
Var %
Trésorerie active
- Banque
- Caisse
- Regie d'avance
 
Trésorerie passive
33 693 344
33 286 016
7 328
400 000
(243 083 379)
591 776 051
588 301 944
74 107
 3 400 000
(530 542 531)
558 082 707
(555 015 928)
(66 779)
(3 000 000)
(12 540 848)
-94%
-94%
-90%
-88%
2%
 
Trésorerie nette
(509 390 035)
61 233 520
(570 623 555)
-932%

La Coraf dispose de 5 comptes auprès des banques suivantes:

   *   BGFIBANK ;
   *   Crédit Agricole et Industriel du Congo (CAlC) ;

   *   Banque COFIPA ;
   *   Crédit lyonnais Congo;
   *   BIDC.

Seuls trois établissements ont répondu à nos demandes de confirmation de soldes:

   *   BGFIBANK;

   *   COFIPA ;
   *   Crédit lyonnais Congo.

    4.2 Autorisations

Nous avons exploité les confirmations reçues des banques. Les personnes habilitées à signer pour le fonctionnement des comptes sur cette période sont les suivantes:

    Signataires unique
    Bruno Itoua

    Signataires conjoints
    Pierre Ndonda
    Hilarion Bounsana

    Christian Mbongo

    Jean Claude Moukoko

    Pierre Akoua

4.3  Revue des mouvements des comptes bancaires

Nous avons obtenu les relevés bancaires pour toute l'année 2002 des comptes ouverts par la Coraf dans les banques suivantes:

    *   BGFI BANK;

    *   CAlC ;

    *   COFIP A.

Nous n'avons pas obtenu le relevé de la BIDC. La direction nous a informé que ce compte n'avait pas été mouvementé au cours de l'exercice.

4.3.1  Travaux réalisés

A partir des relevés bancaires, nous avons sélectionné tous les mouvements d'un montant supérieur à F CF A deux cent cinquante millions (250.000.000). Pour chacun des mouvements, nous avons réalisé les travaux suivants:

   *   Vérification de r enregistrement des mouvements dans la comptabilité de la Coraf ;

    *   Obtention de la pièce comptable;
    *   Obtention de l'avis de débit ou de crédit;
    *   Justification de l'opération.

Notre échantillon se présente comme suit:

   *   Total des recettes testées: F CFA 20013 651 111 soit 47,7% des recettes perçues;

   * Total des décaissements testés: F CFA 20 617 524 787 soit 57% des décaissements (hors fiais de personnel).

4.3.2  Limitations

La Coraf n'a pas été en mesure de nous fournir tous les éléments demandés notamment pour :

   *   Les pièces comptables ;

   *   Les avis de débit et de crédit.

Nous avons utilisé, comme procédure alternative, un pointage au journal de banque pour nous assurer de la comptabilisation effective des opérations. Nous avons rappelé que le délai légal de conservation des pièces comptables est de dix (10) ans.

      5. RAPPROCHEMENTSBANCAIRES : ANALYSE DES SUSPENS

La Coraf n'a établi qu'un seul rapprochement bancaire en 2002 (celui de décembre). Cette situation constitue une faiblesse de contrôle interne signalée à la direction générale et mentionnée dans notre rapport sur le contrôle interne.

La synthèse des rapprochements bancaires peut être présentée comme suit:

 
Suspens comptabiliser Par Coraf
Suspens comptabiliser Par la Banque
Banque
Solde en
comptabilité
Solde en banque
Recettes
Dépenses
Dépenses
Recettes
Observations
CAIC
COFIPA
BGFI
Crédit Lyonnais
BIDC
(457 181 629)
24 372 817
(85 901 750)
1 730 191
7 143 008
(275 134 530)
26 482 653
39 529 042
1 730 191
0
0
1
0
0
1
36 600 964
1 000 000
0
0
1
215 648 063
1
125 430 792
0
1
1
3109 939
1
0
1
Suspens apurés en 2003
Suspens non significatifs
Pas de suspens à risque
Aucun
Rapprochement bancaire non obtenu
  Total 1 1
0
37 600 964
341 078 865
3 109 939
 

Nous n'avons pas obtenu le rapprochement bancaire de la BIDC. Le solde en compte (F CFA 7,1 millions) a été pro visionné compte tenu de la fermeture de cette banque en 2001.

Les rapprochements bancaires obtenus ne présentent pas d'écriture' significative en suspens. Les recettes comptabilisées mais non enregistrées par la banque sont fuibles et s'élèvent à F CFA 3,1 millions. Les dépenses enregistrées en comptabilité mais non encore portées au compte par la banque s'élèvent à F CFA 341 millions. Il s'agit essentiellement de chèque ou virement émis en décembre. Ces opérations ont été débitées par la banque en 2003.

Nous avons attiré l'attention de la direction générale sur les risques liés à l'absence de rapprochement bancaire sur la BIDC même si la banque est en liquidation.

    6. IMMOBILISATIONS

    6.1 Principes comptables

Les principes comptables utilisés pour les immobilisations sont détaillés dans les notes aux états financiers annexés à notre rapport. Les autres diligences ont été mises en œuvre au cours de notre mission et les principales observations ont été présentées à la direction générale de la Coraf et mentionnées dans notre rapport.

Nous vous présentons ci-après la synthèse de nos travaux

    6.2 Etat des immobilisations au 31 décembre 2002

Nous avons obtenu le fichier des immobilisations, l'état des acquisitions de l'exercice, l'état des cessions et le détail des immobilisations apportées par l'état à la Coraf.

Nous avons rapproché ces différents fichiers avec la comptabilité et avons dressé le tableau de variation des immobilisations de la Coraf ci-dessous (en MF CFA).

 
2001
Augmentations
Diminutions
2002
Charges immobilisées
Immobilisations incorporelles
Terrain
Bâtiments
Unité de raffinage
Installations et agencements
Matériel
Immobilisations corporelles
Immobilisations en cours
Immobilisations financières
-
5
-
574
937
76
892
2 479
158
41
6 381
16
6 639
3 361
11 143
706
1 461
23 310
776
63
-            1 579
-                  5
5
5
5
5
5
-
 
 -               48
4 802
16
6 639
3 935
12 080
782
2 353
25 789
934
56
TOTAL ACTIF IMMOBILISE
2 683
30 546
 -            1 632
31 597
AMORTISSEMENTS
IMMOBILISATIONS NETTES
 -       839
1 844
 -                  471
30 075
5
 -            1 627
 -             1 305
30 292

L'actif immobilisé brut passe de F CFA 2,6 milliards à F CFA 31,6 Mds suite à:

  *   L'immobilisation des biens apportés par l'Etat pour F CFA 20 Mds ;

  *   L'activation des charges liées à l'arrêt métal pour F CFA 6,7 Mds ;

  *   La réalisation d'investissements propres pour F CFA 3 Mds.

L'actif immo bilisé net de la Coraf peut être synthétisé de la manière suivante:

 
Montant
%
Coût de l'arrêt métal
Apports de l'état
Autres actifs propres
4802
20 000
5490
16%
66%
18%
Total
           30 292
100%

82% de l'actif net est composé des éléments suivant:

   *   Les charges à répartir (coûts liés à l'arrêt métal) : 16% ;

   *   Les apports de l'Etat (SNPC) comptabilisés en 2002 : 66%.

     6.3. Apports de la SNPC

     6.3.1 Descriptif des biens

Nous avons obtenu et exploité les éléments suivants :

    *   Le rapport du commissaire aux apports;
    *   L'état détaillé des biens apportés annexé au rapport.

Les biens apportés par la SNPC se répartissent globalement de la manière suivante:

    *   Patrimoine immobilisé nécessaire à l'exploitation: F CFA 10 Mds;
    *   Raffmerie : F CFA 10 Mds.

Le poste « Raffinerie» se ventile de la manière suivante:

    *   Terrain Raffmerie + Réserves: F CFA 8,15 Mds;

    *   CorafRaffmerie (bâtiments) : F CFA 1,328 Mds ;
    *   Formations (centre de formation) : F CF A 0,276 Mds ;

    *   Divers (agrégation des autres postes) : F CFA 0,25 Mds.

    6.3.2 Travaux effectués

Les éléments comptables ont été rapprochés du rapport du commissaire aux apports qui met en évidence le recours à deux experts indépendants

 FCFA
Valeur comptabilisée
Valeur expertisée
Source
Existence physique
 Raffinerie
10 000 000 000
10 000 000 000
Commisaire aux apports
Nous avons vu rensemble des aclifs compsant la raffinerie. Aucune facture ou titre de propriété ne nous a éte présenté
 Batiments 
3 361 000 000 
6 639 000 000
10 000 000 0003
Commisaire aux apports 
Commisaire aux apports
Un ensemble de batiment nous a été présenté. Aucun titre de
apports propriété
Le terrain ne nous a été montré sans délimitation précise. Titre
annnrts foncier non disponible
 Terrains
 Total
20 000 000 000
20 000 000 000
  

Les éléments suivants ont été obtenus pour justifier les écritures comptabilisées:

   *   Procès verbal des délibérations de l'associé unique de la Coraf du 22 décembre 2003 actant l'augmentation de capital de la société pour F CFA 20 milliards par apport en nature de la raffmerie et de ses installations annexes;
   *  Copie de l'arrêté N° 7547 MH/MEFB du 12 décembre 2003 constatant le transfert de la raffmerie de Pointe-Noire et de ses installations connexes à la SNPC ;
   *   Lettre N° 2071 / MEFB/CAB du 25 novembre 2003 marquant l'accord de principe du ministre des finances sur l'opération de recapitalisation de la Coraf;

   *   Rapport du commissaire aux apports du 3 janvier 2002 sur l'apport en nature effectué par la SNPC à la Coraf émis par la société GKM Audit & Conseil, Commissaire aux apports, sur les apports de l'Etat.

    6.4   Conclusion

Les biens apportés par la SNPC représentent 67% des immobilisations au 31 décembre 2002.

   *   La Coraf ne détient aucun titre de propriété sur ces actifs;
   *   L'Etat a transféré à la SNPC ces actifs à compter du 12 décembre 2003 (Cf. arrêté N° 7547 MH/MEFB du 12 décembre 2003 qui ne prévoit aucune rétroactivité).

   *   L'apport en nature, effectué à l'occasion de l'augmentation du capital, prend effet à compter du 22 décembre 2003 (Cf. PV délibération de l'associé unique qui ne prévoit aucune rétroactivité) ;
   *  Au 31 décembre 2002, la SNPC n'était pas propriétaire desdits actifs et ne pouvait donc les transférer à la Coraf ;
   *  Au 31 décembre 2002, le patrimoine de la Coraf ne peut donc inclure dans son bilan des éléments qui ne lui ont pas été apportés à cette date.

Pour ces motifs, nous ne pouvons pas affirmer qu'à la date du 31 décembre 2002, la Coraf est propriétaire de l'ensemble des actifs figurant dans le bila

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