| MEFB - BILAN ECONOMIQUE DU CONGO 2001 - 2004 |
I.2-
Contexte sous-régional
La croissance économique dans la CEMAC s’est située à 7,9% en 2004. Elle a été soutenue par l’augmentation de 26,2% de la production pétrolière, la poursuite des efforts d’assainissement des finances publiques et les réformes structurelles mises en œuvre dans le cadre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC) appuyée par les institutions de Bretton-Woods. L’inflation a été de 1,2% en moyenne annuelle à la fin de l’année, grâce principalement à l’approvisionnement plus régulier des marchés en produits vivriers. L’assainissement des finances publiques s’est poursuivi : l’excédent budgétaire, base engagements hors dons, s’est situé à 4,4% du PIB en 2004 contre 3,4% en 2003. Le déficit du compte courant s’est allégé pour s’établir à 2,3% du PIB en 2004, contre 7,3% en 2003, en raison principalement de la hausse des exportations pétrolières induite par la montée de la production du Tchad et de la Guinée Equatoriale, ainsi que l’embellie des cours du pétrole. S’agissant de la dette extérieure, l’amélioration de la situation des finances publiques s’est traduite par une baisse du ratio du service de la dette sur les recettes budgétaires qui est revenu de 30,4% en 2003 à 24,5% en 2004. De même la ratio du service de la dette sur les exportations de biens et services non facteurs et de celui de l’encours de la dette sur le PIB se sont améliorés pour se situer respectivement à 11,3% et 53,3% en 2004 contre 15,3% et 62,4% en 2003. De manière générale, la situation économique et financière des pays de la CEMAC pour l’année 2004 globalement favorable reste conforme aux prévisions initiales. Elles a été caractérisée par une croissance économique soutenue, la poursuite de l’assainissement des finances publiques, le ralentissement des tensions inflationnistes et une réduction du déficit extérieur courant. Cependant, en dehors du pétrole, les autres ressources économiques perdent progressivement leur position concurrentielle sur le marché international, depuis la dévaluation du FCFA. Au niveau de la CEMAC, l’année 2004 aura été marquée par le lancement de la zone de libre échange avec la mise en place d’un tarif préférentiel dégressif qui atteindra le taux zéro en janvier 2008, ce qui a pour avantage la possibilité de nouvelles opportunités d’affaires. |