| MEFB - BILAN ECONOMIQUE DU CONGO 2001 - 2004 |
ii.1-
croissance economique
La
croissance économique a été marquée par une forte
décélération en 2003 passant d’une augmentation du PIB en termes réels
en 2002 de 4,6% à 0,8% en raison essentiellement de la baisse de la
production pétrolière (–7,2% contre –1,5%, l’année précédente), qui
a atteint un volume de production de 11,2 millions de tonnes en 2003
contre 12,0 millions de tonnes en 2002. Ce recul se justifie par les
contre-performances de l’exploitation des champs Nkossa, Tchibouela et Tchibéli,
accentuée cependant, par l’augmentation de la production de nouveaux
champs entrés en exploitation au cours de la période 2002-2003 (Foukanda, Mwafi, Likalala et Kombi). En 2004, la croissance économique est de 3,6% en liaison
principalement du regain d’activité dans le secteur pétrolier qui afficherait
une augmentation de 0,5% de la production. L’évolution de la production
pétrolière résulterait de l’accélération de la production du champs Boudi et de l’amélioration du rendement du champ Nkossa. Tableau
n°1: Evolution du PIB en volume : 2001-2004
(Variation en %)
Source :
Direction Générale de l’Economie (DGE) * Prévisions Globalement
le secteur non pétrolier a enregistré en
2003, une croissance en termes réels de 5,4% contre 8,5% l’année précédente
et a contribué à la croissance de l’économie pour 3,5 points. Son évolution
a été influencée par :
ü
l’agriculture, l’élevage et la pêche
dont la production a crû de 5,6%, rythme insufflé par la reprise des
cultures vivrière dans le département du Pool ;
ü
l’exploitation forestière avec une hausse
de la production de grumes (8,7% contre 27,5% en 2002) notamment dans
le Département du Niari, de
ü
les industries manufacturières accusant
un ralentissement du rythme de production (10,0% contre 17,0% en 2002).
Cette évolution est liée pour l’essentiel à la bonne tenue de la transformation
du bois (sciages et placages), de la fabrication de boisson et du raffinage
de pétrole ;
ü
les transports et les communications (10,8%
contre 18,3% en 2002), dont l’évolution a été en partie influencée par
le mouvement d’extension des réseaux de télécommunications notamment
les entreprises de téléphonie cellulaire (dont l’objectif à terme est
la couverture de l’ensemble du territoire) ; la reprise du trafic
fluvial et l’évolution significative du trafic routier, bénéficiant d’une
amélioration de l’approvisionnement en carburant. En 2004, le PIB non pétrolier connaît un léger ralentissement
pour se situer à 5,2% et le rythme d’évolution serait soutenu par la
sylviculture et l’exploitation forestière (13,4%), les industries manufacturières
(8,1%), les transports et communications (7,6%) et le commerce, les
restaurants et hôtels (4,2%). Le PIB à prix courants a été estimé à 2071,5 milliards
en 2003 contre 2104,9 milliards en 2002, soit une baisse de 1,6%, imputable à la
baisse du volume de la production pétrolière. En 2004, le PIB à prix
courants est estimé à 2294,3 milliards soit une hausse de 10,8%. II1.2-
Demande intérieure
Le
ralentissement de la demande s’est poursuivi en 2003 (2,9% contre 5,6% en 2002). Cette évolution
est en liaison principalement avec la baisse de la consommation finale
publique (-3,1% contre 21,9% en 2002), reflétant la compression des
dépenses en biens et services pour le fonctionnement des administrations
publiques. La consommation finale privée s’est légèrement accélérée
(5,7% contre 5,1%) et contribué pour 2,9 points à la croissance. Les investissements ont repris de la vigueur (6,3%
contre -13,3% en 2002) en dépit du recul prononcé des investissements
publics (-23,4% en 2003 contre -2,4% en 2002 en termes nominaux). Cette évolution
est liée principalement à la relance du développement des champs pétroliers
(38,4% contre -16,5% en 2002) visant à améliorer le niveau de production
de ce secteur. En 2004, on note une stabilité de la demande intérieure
(2,8%), qui est impulsée pour l’essentiel par la consommation des ménages
en progression de 3,5%. La consommation finale publique est en recul
de 0,3% et l’investissement décélère (3,0%)
suite à la réduction des dépenses d’investissement publiques (en l’absence
de financement extérieur) et de développement des gisements pétroliers. II1.3- Commerce extérieur
Les importations se sont contractées en 2003 de 3%
en raison d’une baisse de 4,5% des importations de biens à cause du
détournement du trafic vers les ports frontaliers consécutif aux mesures
de contrôle des transferts appliqués par Les exportations de biens et services ont également
enregistré une baisse de 6,% du fait de
la diminution des exportations de pétrole brut, cependant, compensées
en partie par une hausse des exportations de bois. Comme l’année précédente,
la détérioration des termes de l’échange s’est poursuivie (-3,5% contre
-11, 3% en 2002). En
2004, les importations et les exportations reprennent de la vigueur
en étant respectivement
en hausse en volume de 0,8% et 2,8%. II1.4- Prix à la consommation des ménages
L’évolution du niveau général des prix à la consommation
des ménages s’est traduite en 2003 par un allègement des tensions inflationnistes.
L’indice des prix a enregistré une augmentation modérée (1,5% contre 3,8% l’année précédente).
Cette évolution résulte principalement de la baisse de 0,6% des prix à la
consommation de Brazzaville grâce au rétablissement progressif du trafic
ferroviaire et de l’amélioration des circuits de distribution des produits
alimentaires. En 2004, le taux d’inflation est estimé à 2,0% avec
la consolidation de la paix, la stabilité du trafic ferroviaire et
la suppression des barrages militaires sur les routes nationales n°1 et n°2. Tableau
n°2: Evolution des indices de prix à Brazzaville
Source : CNSEE |
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