| MEFB - BILAN ECONOMIQUE DU CONGO 2001 - 2004 |
III.2-
Evolution des réformes structurelles dans les secteurs d’activités
de La
loi 21-94 du 10 août 1994 fixait le cadre réglementaire
de la privatisation des entreprises d’Etat suite au programme d’ajustement
structurel négocié avec le Fonds Monétaire International (FMI)
et Les
réformes
structurelles ont donc suivi leur cours d’exécution après les troubles socio-politiques. Il s’agit entre autre de la privatisation
des entreprises d’Etat et du réaménagement du cadre institutionnel
et réglementaire, en vue d’instaurer un environnement favorable
au développement de l’initiative privée et de l’investissement
direct étranger. Pour la période sous-revue deux
préoccupations majeures caractérisent le pilotage de l’économie
congolaise :
Ø
l’exécution du Programme Intérimaire
Post-Conflit (PIPC) 2000-2002 ;
Ø
l’élaboration du document de stratégie
de réduction de la pauvreté (DSRP). Le programme intérimaire post-conflit visait la reconstruction
des infrastructures économiques et sociales afin de relancer l’économie
congolaise. Il devait également permettre de réunir les conditions
nécessaires à la conclusion d’un programme pour la réduction de
la pauvreté et la croissance pouvant être soutenu par la communauté financière
internationale. La lutte contre la pauvreté est au centre de la stratégie
de développement du Gouvernement. Elle consiste à agir sur les
causes directes de la pauvreté, sans oublier la relance de la croissance
et un cadre favorable, aussi bien sur le plan des équilibres macroéconomiques
que sur la liberté d’entreprendre. III.2.1- Réformes dans le
secteur primaire
Le secteur rural par son poids économique et le volume
de ses potentialités, est considéré comme un secteur porteur pour
la relance de la croissance et la réduction de la pauvreté, malgré le
climat de crise généralisée de ces dernières années qui a conduit à un
désinvestissement dans le secteur. Le Gouvernement
entend revaloriser ce secteur à partir de trois axes :
Ø
la diversification et la transformation
des produits agricoles, pastoraux et forestiers ;
Ø
la reconstitution d’un dispositif
spécifique de financement des activités rurales ;
Ø
la promotion des activités non agricoles
génératrices de revenus (artisanat, éco-tourisme). III.2.1.1-
Au niveau de l’agriculture
La stratégie du développement agricole s’articule
autour de :
Ø
l’augmentation de la production
et des revenus agricoles en vue de garantir la sécurité par le biais
du renforcement des services d’appui technique aux producteurs ruraux à travers
un programme national de vulgarisation et de recherche agricole,
la professionnalisation de l’enseignement agricole, l’amélioration
de l’accès aux intrants agricoles grâce au développement des réseaux
de distribution, l’organisation des filières de production ;
Ø
l’amélioration des facteurs environnementaux
et du cadre incitatif à travers la réforme de la fiscalité et l’adaptation
des systèmes de financements du secteur agricole, la gestion des
ressources foncières, les infrastructures et la communication ;
Ø
la professionnalisation des organisations
paysannes ;
Ø
l’association des différents partenaires
privés et la coordination de l’ensemble des intervenants ;
Ø
la recherche et la commercialisation. Concernant le dispositif de financement, il a été mis
en place un fonds de soutien au développement de l’agriculture.
Dans le cadre de la diversification de la production, et l’association
des partenaires étrangers, un programme spécial de sécurité alimentaire
a démarré avec l’aide de la coopération vietnamienne. III.2.1.2-
Au niveau de l’élevage et la pêche
En matière d’élevage et de pêche, l’action portera
sur :
Ø
la promotion des unités de fabrication
d’aliment de bétail ;
Ø
la vulgarisation de l’usage des
produits vétérinaires ;
Ø
l’augmentation de la production ;
Ø
la promotion du secteur privé et
d’un partenariat fort ;
Ø
le renforcement des capacités techniques,
humaines et matérielles ainsi que l’organisation des producteurs
et professionnels de l’élevage et de la pêche ;
Ø
l’amélioration de la gestion concertée
de l’espace rural de manière durable ;
Ø
le rajeunissement des actifs grâce à la
promotion des emplois agricoles. Outre le fonds de soutien à l’agriculture, un effort
est entrain d’être fait au niveau du programme de démobilisation
et de réinsertion des ex-combattants pour la promotion des activités
de l’élevage. III.2.1.3-Au
niveau de l’exploitation forestière
Deuxième ressource après le pétrole, les forêts constituent
un immense réservoir de diversité biologique. En ce qui concerne
le bois, le potentiel mobilisable sur pied est évalué à 170 millions
de m3 avec la possibilité d’extraire 2 millions de m3 par
an sans pour autant compromettre la capacité de régénération de
la forêt. A ce potentiel naturel s’ajoutent La production des rondins d’eucalyptus et de pins
connaît actuellement un arrêt du fait des mutations intervenues
au sein de l’actionnariat de ECO SA en juillet 2001. L’industrie du bois reste encore axée sur la transformation
primaire (sciage et déroulage). La transformation secondaire reste
limitée à quelques menuiseries semi-industrielles et à une multitude d’artisans. L’objectif du Gouvernement dans cette branche est
d’assurer une gestion durable des écosystèmes forestiers au service
du développement, la conservation de
la biodiversité et la stabilité de l’environnement national dans
sa globalité. La mise en œuvre de cette politique a nécessité la
définition d’un cadre juridique approprié qui est la loi 16/2000
du 20 novembre 2000 portant code forestier en République du Congo. En 2003, le Gouvernement a étudié une réforme fiscale
et pris des mesures pour améliorer la maîtrise et
le volume des recettes découlant de l’exploitation forestière dont
le taux de taxation, en hausse, reste néanmoins le plus faible
de la zone CEMAC (8,5%). Il s’agit de la taxe d’abattage et
la taxe à l’exportation des produits forestiers, la taxe de superficie,
la taxe de déboisement et la surtaxe à l’exportation. Il a été également institué un système d’adiudication de nouveaux permis et concessions forestières
passant par des appels d’offre. Depuis l’année 2000, un programme
d’élaboration des plans d’aménagement forestiers a été lancé. |