| MEFB - BILAN ECONOMIQUE DU CONGO 2001 - 2004 |
ii.3-
finances publiques
II.3.1-
Evolution des finances publiques de 2001 à 2004
De 2001 à 2004, l’évolution des finances de l’Etat s’est poursuivie dans un contexte socio-politique apaisé,
caractérisé par l’éloignement des effets des conflits armés des
années 90. Cette période marque aussi la transition entre la fin
du Programme Intérimaire Post-Conflit (PIPC) et la mise en œuvre
du projet de société « La politique
gouvernementale en matière budgétaire s’inscrivait alors dans la
logique de la poursuite de l’assainissement des finances publiques,
par le renforcement de la discipline budgétaire, la promotion de
la transparence dans la gestion des ressources publiques et par
le désendettement de l’Etat. L’exécution des différents budgets
de cette période présente les caractéristiques suivantes. II.3.2-Evolution des recettes
Au cours de cette période, les recettes propres de
l’Etat s’établissent à un niveau moyen de 634,4 milliards. En 2004,
elles se situent à 717,3 milliards, soit 31,3% du PIB contre 603,6
milliards en 2003 soit 29,4% du PIB. Le niveau des recettes pétrolières se situe à 515
milliards en 2004 contre
421,6 milliards en 2003 par contre les recettes non pétrolières
se situent à 202,3 milliards en 2004 contre 182 milliards en 2003. Ainsi, ce niveau des recettes reste influencé par
l’évolution des recettes pétrolières (+22,2%) en 2004 contre une évolution
de (+11,2%) des recettes non pétrolières. II.3.2.1-
Recettes pétrolières
De 2001 à 2004, les recettes pétrolières se caractérisent
par une évolution d’un montant moyen de 448,9 milliards, représentant
71,8% du total des recettes en 2004 contre 69,8% en 2003. De 2001 à 2002, les revenus pétroliers enregistrent
une baisse de -13,9%. Depuis l’année 2003, les recettes pétrolières fluctuent
grandement et pourront atteindre même 632,4 milliards en 2005,
avec un niveau toujours incertain. C’est ainsi que les autorités
congolaises cherchent à diversifier l’économie nationale par la
création d’un vaste secteur productif hors pétrole. II.3.2.2-
Recettes non pétrolières
Constituées des impôts et taxes intérieurs, des droits
et taxes de douane ainsi que des recettes des services. La moyenne
de la période indique que les recettes hors pétrole se situent à 185,5
milliards. Entre 2001 et 2002, les revenus non pétroliers enregistrent
une baisse de 5%. En 2003, les recettes non pétrolières augmentent de
4,5% par rapport à l’année précédente. Cette tendance se poursuit
en 2004 avec une hausse de 11,2%, soit 202,3 milliards contre 182,0
l’année antérieure. II.3.3-Evolution des dépenses
Le niveau moyen des dépenses publiques à cette période
s’élève à 640,8 milliards, soit un accroissement moyen annuel de
1,7%. En 2004, les dépenses publiques sont de 607,5 milliards,
soit 26,5% du PIB et augmentent de 0,2% par rapport à l’année 2003.
En 2002, elles se situent à 746,4 milliards contre 603,3 milliards
l’an précédent exprimant ainsi une hausse de 23,7%. Mais l’année
suivante, le niveau des finances publiques baisse de 18,8%. II.3.3.1- Dépenses courantesLes dépenses courantes comprennent les salaires et
traitements, le matériel, les charges communes, les transferts
hors contribution à l’investissement, les subventions aux collectivités
locales et les intérêts sur la dette. De 2001 à 2004, elles se situent en moyenne à 477,4
milliards, et s’accroissent en moyenne de 19,1% par an. Entre 2001
et 2002, les dépenses courantes augmentent de 36,8%, tandis qu’en
2003, elles baissent de 16,4%. En 2004, elles
enregistrent toujours une baisse mais à un niveau inférieur que
l’an précédent 1,3%. II.3.3.2- Dépenses en capitalAu cours
de cette période, les dépenses en capital se situent en moyenne à 167,2
milliards. De 2001 à 2003, elles enregistrent des baisses de 5,2%
et 25,8% respectivement en 2002 et 2003. En 2004, elles se situent à 160,7 milliards exprimant
ainsi une hausse de 19,2%. Tableau n°4 : Evolution
des finances publiques
En milliards
de FCFA
Source :
CTSP II.3.4-
Opérations budgétaires
Le solde primaire reste positif tout au long de la
période, avec un montant moyen de 129,5 milliards. Après la grande
baisse enregistrée en 2002, il double presque en 2004 comparativement à l’exercice
précédent. |
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