| MEFB - Note de Conjoncture Economique de la DGE |
NOTE
DE PRESENTATION DES ENQUETES DE CONJONCTURE
ET DE PREVISIONS ECONOMIQUES AU CONGO Contexte et justification Le Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques ( CNSEE) a publié la dernière note de conjoncture en 1996, grâce à un système permanent de collecte de données et la réalisation régulière des enquêtes trimestrielles de conjoncture. Depuis lors, ces efforts ont été brisés à cause de la fréquence irrégulière des enquêtes de conjoncture (une seule fois par année au lieu de quatre comme dans les années 80). Au centre de cette situation, se posent les questions matérielles et financières, auxquelles on ajouterait les perturbations engendrées par les guerres civiles, qui ont fortement endommagé le tissu économique, réduisant de ce fait, la couverture du champ d’enquête entre 1997 et 2002 (les régions touchées par la guerre étant devenues inaccessibles). La Direction Générale de l’Economie dans sa configuration actuelle dispose d’une série d’indicateurs de conjoncture obtenus à partir des comptes économiques semestriels couvrant la période 1995 à 2000 dans chaque secteur à savoir : les prix, les finances publiques, la situation monétaire, le système productif. Cependant, devant l’impérieuse nécessité de s’adapter au programme statistique minimum commun (PROSMIC) des pays membres d’Afristat et tenant compte des enjeux de la mondialisation, la Direction Générale de l’Economie est entrain de mettre en œuvre un ensemble de réformes visant l’amélioration de ses prestations et la production des indicateurs de qualité, comparables et orientant la décision. C’est ainsi, qu’il œuvre hardiment en vue de relancer les publications semestrielles de conjoncture afin de les harmoniser avec celles des autres Etats membres d’Afristat. La réflexion actuelle est donc orientée vers la définition d’une démarche de réalisation des études de conjoncture plus adaptées et conformes au PROSMIC. Elle vise donc l’élaboration semestriellement, des indicateurs de conjoncture couvrant l’environnement national et international et, la production semestriellement, des indicateurs économiques de comptabilité nationale, permettant de mesurer le niveau de l’activité économique, les échanges extérieurs, la situation des finances publiques, de la monnaie et du crédit, et le niveau des salaires et de l’emploi. Objectifs Cette démarche présente deux avantages : permettre des analyses plus fines et actuelles des phénomènes observés de l’économie et de faciliter les projections au regard de la fraîcheur des hypothèses bâties autour des informations récentes. Le champ couvert par les enquêtes de conjoncture portera sur un échantillon de plus de 150 entreprises, les administrations économiques et financières (Direction des Etudes et de la Planification des Ministères, Directions générales des Douanes et des Impôts), les autres institutions (BEAC, Comité Interministériel de Coordination Economique et Financière, Port de P/Noire, Chemin de Fer et l’Agence Nationale de l’Aviation Civile…). Les variables du secteur productif permettront l’élaboration des indicateurs de la comptabilité nationale à court terme (semestriels), justifiant une analyse plus significative et synthétique de l’activité économique. Par exemple le produit intérieur brut (PIB) devrait mesurer la croissance d’un semestre à un autre. Un autre objectif serait de produire en permanence un indice de la production industrielle. La Direction Générale de l’Economie devra donc s’atteler à réaliser ces enquêtes pour respecter les exigences de cette démarche, et les résultats obtenus seront publiés dans deux documents distincts : — Le bulletin des indicateurs trimestriels de conjoncture, qui présentera les données par secteur, suivis des graphiques ; — La note de conjoncture, qui analysera succinctement la situation économique et sociale au cours de la période. Les différentes variables à suivre sont : — Au niveau de l’environnement économique international — Taux de change et cours des matières premières : pétrole brut, bois, sucre, café, cacao. — Taux de croissance internationale et inflation. — Au niveau de l’activité économique — La production —
Production effective et vendue par nature de produits (en quantités
physiques) ; — L’investissement. — La main d’œuvre, l’emploi et la masse salariale —
Effectifs du personnel permanent ; — Les opinions des chefs d’entreprises et perspectives permettront de soutenir les hypothèses des prévisions à réaliser, car il s’agit ici, d’obtenir l’opinion du chef d’entreprise sur l’ensemble de son activité future. — Au niveau des prix —
Indice de prix à la consommation des ménages de type africain
à Brazzaville ; — Au niveau des échanges extérieurs —
Importations/Exportations en volume et en valeur par grandes catégories
de produits — Au niveau des finances publiques —
Recettes budgétaires ; — Au niveau de la monnaie et crédit —
Masse monétaire ; |