MEFB - Production Intérieure Brute

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PRODUIT INTERIEUR BRUT AUX PRIX COURANTS SELON LES BRANCHES
 


I. Sources des données utilisées pour l’estimation des agrégats

Les agrégats du secteur réel de l’économie congolaise en 2003 ont été estimés à partir des données suivantes :

- les statistiques issues de l’enquête auprès des entreprises et administrations publiques et privés ;
- les tableaux des opérations financières de l’Etat.

II. Evolution des agrégats des comptes nationaux

2.1. Croissance économique en 2003

Le traitement des données issues de l’enquête auprès des entreprises et administrations publiques et privées, indique que la croissance économique en 2003 en termes réels serait de 0,9 % (contre 4,6% en 2002), niveau quasiment identique à la prévision en début d’année.

Ce résultat s’explique par la baisse du PIB pétrolier (-7,1% contre -1,5% en 2002).

Cependant, la croissance a été soutenue par le secteur hors pétrole qui a enregistré une hausse de 5,5% (contre 8,5% l’année précédente). Cette évolution résulterait principalement de :

- de la sylviculture et exploitation forestière (8,7%) ;
- des industries manufactures (10,2%) ;
- des transports et communications (11,0%) ;
- et des autres services marchands (10,2%).

En ce qui concerne la demande intérieure, la croissance a ralenti passant de 5,6 % en 2002 à 3% en 2003, du fait de la baisse de la consommation publique (-2,8% contre 21,9% l’année précédente).

Au niveau des échanges extérieurs, on note une contraction tant en volume qu’en valeur. Les importations des biens et services accusent une baisse respective de 3,0% et 1,0% et les exportations des biens et services -5,8% et -7,2% (en raison de la baisse des ventes de pétrole brut et l’arrêt momentané de la production des rondins d’eucalyptus).

2.2. Prévisions économiques en 2004

La croissance du PIB en termes réels pourrait être de 4,3%, grâce à une augmentation de 3,0% de la production pétrolière consécutive à l’exploitation du gisement de Boudi et dans une moindre mesure du gisement de Nsoko.

Le secteur hors pétrole se situerait à 4,9%, principalement tiré :

- de la production agricole (5,5%), grâce à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de développement agricole ;
- du commerce, restaurants et hôtels (5,3%) ;
- des industries manufacturières (5,0%) avec la mise en exploitation de la cimenterie de Loutété ;
- des transports et communications (5,9%) grâce à l’amélioration du trafic ferroviaire et la création de nouvelles sociétés de téléphonie mobile ;
- des services marchands n.d.a (5,4%) ;
- des droits et taxes sur import (8,1%) ;
- et de la sylviculture et l’exploitation forestière (2,7%).

Concernant les projections 2004-2008, grâce à :

- la consolidation de la paix ;
- l’assouplissement sélectif de la politique de la dépense et de la qualité de l’investissement public ;
- la gestion rationnelle des ressources forestières ;
- la relance effective de la production agricole ;
- la réhabilitation des infrastructures de transport et de réseaux de distribution d’énergie ;
- la mise en œuvre des mesures favorables à l’incitation des investissements privés,

la croissance économique se situera en moyenne annuelle autour de 4,7% (dont 4,5% pour le secteur pétrolier et 4,8% pour le secteur hors pétrole).

 
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