| MEFB - BILAN ECONOMIQUE DU CONGO 2001 - 2004 |
III.3- Réformes dans
le secteur secondaire
III.3.1-
Au niveau du secteur pétrolier
Le pétrole joue un rôle essentiel dans l’économie
du pays et contribue pour plus de 65% aux ressources de l’Etat. La stratégie de privatisation des entreprises du secteur
pétrolier aval avait décomposé leurs activités en huit (08)
lots : raffinage, stockage et transport, soutage maritime,
avitaillement aérien, lubrifiant, gaz, distribution, importation. L’éclatement d’Hydro-Congo a
donné naissance à Il a été ensuite décidé de sortir Pour assurer une meilleure transparence et une bonne
gouvernance ainsi qu’une plus grande efficacité dans les activités
de recherche, de production et de commercialisation et dans
le but de mobiliser plus de ressources indispensables au financement
des autres secteurs de l’économie, le Gouvernement a entrepris
la mise en œuvre des réformes fondamentales dans ce secteur,
particulièrement depuis 2002, après les élections démocratiques. Ainsi, en ce qui concerne l’assainissement du cadre
légal et réglementaire des activités, il a été adopté et promulgué les
textes suivants :
Ø
La loi N°6-2001 du 19 octobre
2001, organisant les activités de raffinage, d’importation, d’exportation,
de transit de produits dérivés des hydrocarbures ;
Ø
Décret N°2002-260 du 1er août
2002, définissant les conditions d’exercice des activités de
distribution et commercialisation des hydrocarbures raffinés
ainsi que les règles d’implantation, d’aménagement et d’exploitation
des points de vente ;
Ø
Décret N° 2002-263 du 1er août
2002 définissant la méthodologie de détermination des prix des
produits pétroliers ;
Ø
Décret N° 2002-265 du 1er août
2002, fixant les conditions d’exercice des activités d’importation,
d’exportations, de transit et de réexportations des hydrocarbures
raffinés. La mise en œuvre d’une politique de transparence dans
la gestion du secteur pétrolier passait par :
Ø
La centralisation de toutes
les recettes pétrolières de l’Etat au Trésor Public ;
Ø
La mise en place d’audits de
Ø
La mise en place d’une cellule
d’hydrocarbures au Ministère de l’Economie, des Finances et du
Budget depuis avril 2003 pour un meilleur suivi des recettes
fiscales pétrolières de l’Etat ;
Ø
La certification que toutes
les recettes pétrolières dues à l’Etat congolais ont été encaissées
par le Trésor public, par un cabinet de réputation internationale ;
Ø
L’affichage sur Internet sur
le site WWW. Congo site. Com, de l’essentiel des informations
sur la gestion des ressources pétrolières. Concernant
la privatisation d’hydro-Congo, la
situation est la suivante :
Ø
Attribution des activités de
distribution et de commercialisation des produits pétroliers à trois
groupes de sociétés : Total – Fina –
Elf, Chevron-Texaco et le consortium
Puma Energy et X-oil (PEX);
Ø
Création en juillet 2002 de
Ø
Cession des actifs concernant
les gaz et pétroles liquéfiés (GPL) à la joint-venture FAAKI/SNPC
en octobre 2001.
Ø
Placement de l’usine de fabrication
de lubrifiants (UFALU) sous contrat d’affermage avec III.3.2- Au niveau de l’eau et de l’électricitéAu Congo, le secteur de l’eau et de l’électricité est
principalement constitué par les deux entreprises étatiques, En juillet 2001, des appels d’offre avaient été lancés
en vue de leur mise en concession. Malheureusement ce processus
n’a pas abouti compte tenu de l’importance des investissements
nécessaires à la remise à niveau de leurs infrastructures industrielles. De ce fait, la relance du processus de privatisation
de ces deux entités demeure actuelle, mais elle nécessite un
assainissement préalable de ces deux secteurs. Pour ce faire, deux actions primordiales ont été engendrées à savoir :
Ø
la préparation du Programme
de Réhabilitation des Infrastructures de l’Eau et de l’Electricité (PRIEE)
avec
Ø
le lancement du Programme d’urgence
d’assainissement de la gestion de D’autres actions restent à engager d’ici là, notamment :
Ø
l’amélioration de la desserte
en eau et en électricité des centres urbains ;
Ø
l’installations des compteurs d’électricité et d’eau ;
Ø
la réhabilitation des infrastructures ;
Ø
le renforcement des capacités
et de la gestion des services d’eau, etc… Cela suppose et sous-entend que le Gouvernement congolais
devrait promouvoir des actions prévisionnelles à court terme
selon les secteurs. En ce qui concerne le secteur d’eau par exemple, le
Gouvernement de
Ø
l’annulation de
l’appel d’offres pour la mise en concession privée de
Ø
l’abrogation du décret portant
attribution de la concession de
Ø
la redéfinition et l’adoption
par le Gouvernement du nouveau schéma de privatisation de
Ø
délégation de gestion de
Ø
l’examen et approbation par
le Gouvernement du rapport d’audit social et institutionnel de
Ø
l’élaboration des termes de
référence pour le choix d’un cabinet devant assister le Gouvernement
dans l’élaboration des termes de référence de la délégation de
gestion de
Ø
l’élaboration des termes de
références de la délégation de gestion de
Ø
le lancement d’un appel d’offres
pour le choix de l’opérateur privé de gestion de
Ø
le dépouillement des offres
et l’attribution provisoire de la délégation de gestion de Le même schéma devrait être appliqué pour
Ø
l’annulation de l’appel d’offres
courant avril 2005 ;
Ø
l’observation de la période
de transition au cours de laquelle la délégation de la gestion
commerciale ,devrait être appliquée à
Ø
le lancement de l’appel d’offre
pour la sélection de l’opérateur privé pour la gestion commerciale à Brazzaville
devrait intervenir courant mai 2005 ;
Ø
la signature du contrat de la
délégation commerciale à Brazzaville devrait se faire en novembre
2005 ;
Ø
le lancement d’un audit social
et institutionnel de |