| MEFB - BILAN ECONOMIQUE DU CONGO 2001 - 2004 |
ii.4-
situation monetaire
II.4.1- Evolution des agrégats monétaires
La politique monétaire nationale se définit dans le
cadre général des dispositions de la politique de l’autorité monétaire
sous-régionale de la zone CEMAC. Durant ces dernières années, cette politique a été guidée
par l’objectif prioritaire de stabilité de la valeur de la
monnaie, à travers le maintien d’une inflation faible et d’un
taux de couverture extérieur de la monnaie d’au moins 20%.
Elle a pris aussi en compte le désengagement de l’Etat du système
bancaire national ainsi que la gestion prudente de la distribution
du crédit, du fait de la fragilité des banques nouvellement
privatisées. De 2001 à 2004, cette politique a connu un relatif
succès, au regard de l’évolution des principaux agrégats monétaires.
Elle a été confrontée en outre par la bonne orientation des
cours des principales matières premières, conjuguée avec la
baisse du cours du dollar américain, qui ont eu un impact favorable
sur les recettes d’exportation et sur le poids des engagements
extérieurs de l’Etat. Les réserves extérieurs de change se sont nettement
confortées, progressant de 41,3% en 2002, par rapport à l’année
précédente, avant d’atteindre un niveau record de 58,3 milliards à fin
décembre 2004 (6 milliards l’année d’avant). Cette augmentation
des avoirs extérieurs nets se reflète dans le renforcement
de la position nette du Gouvernement en compte d’opérations
auprès du Trésor français (193,1 milliards à fin décembre 2004
contre 168,9 milliards à fin décembre 2001). En conséquence, le taux de couverture de l’émission
monétaire, qui était de 19,6% et 16,4% respectivement à fin
décembre 2002 et Pour sa part, après une baisse de 7,7% en 2002, le
crédit intérieur net s’est consolidé les deux années suivantes,
atteignant le montant de 269,9 milliards à fin décembre 2004,
ce malgré une évolution divergente des créances nettes sur
l’Etat et des crédits à l’économie. A fin décembre 2002, la baisse des concours bancaires à l’économie
(-39,1%) a été compensée en
partie par la progression du volume de l’endettement bancaire
de l’Etat (13,3%). En revanche, celui-ci a quasiment stagné en
2003 (-0,8%) et 2004 (0,6%), traduisant une amélioration de
la liquidité publique, alors que dans le même temps, le crédit
intérieur s’est orienté à la hausse (23% en 2003 et 4%en 2004). Reflétant l’évolution de ses contreparties, notamment
celles des avoirs extérieurs nets, la masse monétaire a progressé de
15,9% à fin décembre 2004, plus fortement qu’à fin décembre
2002 (13,1%), après avoir accusé une baisse en 2003 (-2,5%). Tableau n°5 :Evolution de
la situation monétaire résumée (fin décembre 2001- fin décembre 2004) En
milliards de FCFA
Source :
BEAC II.4.2- Restructuration
du système bancaire
Le système bancaire congolais comprenait principalement :
Ø
l’Union Congolaise des Banques
(UCB) ;
Ø
Ø
le Crédit pour l’Agriculture,
l’industrie et le Commerce (CAIC) ;
Ø
Ø
Les déficiences structurelles et les carences de gestion
avaient rendu insolvables la plupart de ces banques. La réforme
du système bancaire devait donc permettre leur assainissement,
favoriser le retour de la confiance du public ainsi que la
reprise de l’épargne intérieure. Cette réforme
portait notamment sur :
Ø
la liquidation de
Ø
la privatisation de l’UCB, de On croyait ce processus de restructuration achévé, avec la liquidation effective de l’ex BCC et l’ex
BNDC, et le désengagement de l’Etat du capital de :
Ø
l’ex BIDC, reprise par le Crédit
Lyonnais (actionnaire principal) ;
Ø
l’ex CAIC, actuelle Congolaise
de Banque ;
Ø
l’ex UCB, reprise majoritairement
par un groupe Ouest-Africain : Pourtant, concernant l’ex UCB, le retrait inopiné de
COFIPA, partenaire principal, constitue un motif de préoccupation.
En attendant qu’un autre partenaire éventuel se prononce, le
Gouvernement s’est porté garant de la position précédemment
occupée par COFIPA. |
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